Concession de l’ACP : mettre les prédateurs hors d’état de nuire

La toute première entreprise publique congolaise créée par décret du Premier ministre Lumumba le 12 août 1960, soit à peine 42 jours après la proclamation de l’indépendance nationale le 30 juin 1960, l’Agence congolaise de presse (ACP) pour ne pas la citer, fait aujourd’hui l’objet d’attaques inattendues et inamissibles de la part des prédateurs pour qui rien n’est sacré dans notre pays.

Il s’agit en fait des spoliateurs impénitents qui, profitant d’un certain laisser-aller qui a malheureusement fort longtemps régné dans les domaines de l’immobilier et des affaires foncières dans ce pays, se sont trompés d’époque en jetant leur dévolu sur la concession acquise en bonne et due forme depuis 1973 par l’Etat congolais pour y loger le personnel et tous les services de cette institution hautement stratégique qu’est l’ACP.

Mais ne voilà-t-il pas que  venue de nulle part, une plainte est introduite au Tribunal de grande instance de Kinshasa Gombe contre l’ACP par un quidam que personne n’arrive à identifier réellement pour revendiquer la paternité de la concession de l’ACP.

Sans broncher et avec une célérité de prestidigitateur, sans la moindre descente sur la concession querellée, le Tribunal rend un jugement qui donne raison au plaignant !

En réalité, ces spoliateurs et les structures judiciaires qui les soutiennent n’agressent pas que l’ACP mais toute la République, à commencer par la première institution de la RDC à savoir le Président de la République Félix Antoine  Tshisekedi Tshilombo.

Quand on connait la détermination du Chef de l’Etat à combattre par tous les moyens les antivaleurs notamment la corruption et les détournements des biens de l’Etat, il est évident que cette tentative désespérée des spoliateurs de faire main basse sur une partie ou la totalité de la concession de l’ACP est vouée à l’échec.

Car, service stratégique de l’Etat (comme dans tous les pays du monde), l’ACP fait partie des structures dont le fonctionnement quotidien intéresse toutes les institutions nationales à quelque niveau que ce soit.

Que cache la tentative de spoliation de la concession de l’ACP sinon qu’à déconcentrer la haute direction et le personnel de l’agence au moment où, plus que jamais auparavant, l’ACP prend véritablement de l’envol à travers son site internet et son bulletin physique.

C’est ainsi qu’en plus des recours dans les instances judiciaires  concernées, le Conseil d’administration et la Direction générale de l’ACP ont pris soin d’alerter toutes les autorités du pays, à commencer par le Chef de l’Etat, sur ce forfait que tentent de commettre avec outrecuidance des prédateurs contre un précieux bien commun appartenant à tous les Congolais.

C’est ici le lieu d’exhorter tous les services habilités à se saisir de ce dossier pour non seulement arrêter l’engrenage du bradage du patrimoine immobilier de l’Etat mais surtout réprimer de manière exemplaire  les spoliateurs et leurs complices, même ceux tapis dans certains rouages de l’Etat. ACP/Yoh/May

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