Création du comité de pilotage multisectoriel de riposte contre Ebola

La majorité des journaux kinois parus lundi 29 avril 2019 à Kinshasa s’appesantissent sur la création par le Chef de l’Etat, du comité de pilotage multisectoriel de riposte contre Ebola et les activités internes des partis et regroupements politiques.

Agence congolaise de presse (ACP) titre en gras à sa couverture : «Le Président Félix Tshisekedi crée un comité de pilotage multisectoriel de riposte contre Ebola». A l’issue d’une réunion, écrit le média public, le Président de la République a pris cette décision, confiant par ailleurs le présidium au Premier ministre. Ce comité est composé de la Présidence de la République, les ministères de la Défense, de l’Intérieur, du Budget, des Finances et Affaires humanitaires ainsi que des experts nationaux de renommée internationale en l’occurrence le spécialiste d’Ebola le Dr Muyembe Tamfun, ajoute-t-il.

L’agence nationale poursuit, d’autre part, que le message du Président burundais Pierre Nkuruziza a été remis à son homologue, Félix Tshisekedi par Nibigira Ezéchiel, ministre burundais des Affaires étrangères. Sa visite à Kinshasa s’inscrit dans le cadre de renforcement des relations entre la RDC et le Burundi qui sont tous les deux membres de la Communauté économique des pays des Grands lacs (CEPGL).

Forum des As  indique  pour sa part, que le Président Félix-Antoine a décidé de créer un comité de pilotage collégial et multisectoriel pour lutter contre la maladie à virus Ebola. “La gestion de l’épidémie est désormais collégiale et multisectorielle. Un comité de pilotage de riposte a été créé pour éradiquer le plutôt ce virus” , écrit le confrère, se référant à l’extrait du compte rendu de la réunion présidée à la Présidence de la République.

Selon le communiqué du ministère de la Santé qui révèle que compte tenu du contexte sécurité difficile, cette épidémie a dépassé le seul cadre de la santé publique et a pu être contenue dans deux provinces de la RDC. Mais pour y mettre décisivement fin, il est nécessaire de renforcer la composante multisectorielle de la riposte,  donc l’implication d’autres ministères-clés, sous la coordination du Premier ministre, ajoute le journal.

Concernant les affaires internes des partis et regroupements politiques, le confrère signale que L’AFDC/A, fort de son poids politique au sein du FCC, n’entend plus se faire rouler dans le partage de responsabilités. Le ton est vite monté entre la plateforme politique l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A) que dirige Modeste Bahati Lukwebo et le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) pour cause, la grande redistribution en cours des institutions qui oblige les cadres et militants à donner de la voix, souligne le quotidien. L’AFDC-A fait savoir, à cet effet, qu’elle ne laissera pas le PPRD rééditer son exploit comme autrefois au sein de la Majorité présidentielle quand il s’était agi de partager les responsabilités, souligne le quotidien.

Du côté de l’UDPS, il n’y aura pas de restructuration au directoire du parti, écrit le quotidien, lisant la copie de la présidence de l’UDPS, via le Département Communication, information et médias, “démentant de la manière la plus catégorique” l’information sur” une prétendue restructuration de la direction politique du parti opérée à l’initiative de la Convention démocratique du parti (CDP) réunie en session le samedi 27 avril et aux termes de laquelle un directoire composé de trois personnes dirigerait désormais l’UDPS/Tshisekedi.

Le Potentiel revient sur l’information de l’UDPS, relevant de controverse autour de la restructuration du bureau politique de ce parti. «Cette allégation est tout à fait fausse et dénuée de tout fondement. Ceci pour la bonne et simple raison qu’à ce jour, la Convention démocratique du parti (CDP), cet important organe de concertation au sein de l’UDPS/Tshisekedi, n’a pas  encore vu organiser sa session inaugurale. Par ailleurs, en tout état de cause, le président du Parti est seul habilité à rendre publiques les décisions et résolutions prises par les instances du Parti», tire le confrère, l’extrait du communiqué du parti remis à la presse.

Toujours sur le même sujet, La Prospérité indique, pour sa part, que les forces politiques alliées de l’UDPS réclament au Chef de l’Etat, à participer aux nouvelles institutions. «A l’ère de la mise en place de nouvelles institutions de la République, après les élections de décembre 2018, les forces politiques se montrent «disposées» à apporter leur pierre à l’édifice pour bâtir une nouvelle image du pays sous le règne de Félix Tshisekedi. C’est ainsi que les forces politiques alliées de l’UDPS/Tshisekedi “se tiennent à la disposition du Président de la République et Chef de l’Etat, et aux côtés de l’UDPS, pour apporter leur expertise et compétence à toute initiative de concertation et négociation de mise en œuvre des programmes de l’action au travers des institutions à venir”, note le confrère, reprenant l’extrait de la résolution du conclave de cette structure.

Le Phare titre : «Lamuka, les six patrons se neutralisent». «Lamuka», ancienne plate-forme de soutien à la candidature de Martin Fayulu à la présidence de la République vient de se muer en plate-forme politique au terme de la rencontre de ses leaders à Bruxelles. L’option qui intrigue le plus les observateurs est celle de l’institution d’une présidence tournante, dont le mandat de son animateur, appelé «coordonnateur», est limité à 3 mois, s’exclame le confrère.

Le quotidien revient sur la crise qui se vit à l’Est de la RDC,  annonçant que le Nord-Kivu est entre trois feux notamment, groupes armés, Ebola et crise alimentaire. Le confrère révèle que le mauvais sort que l’on redoutait tant semble s’acharner depuis sur la province touristique du Nord-Kivu. Et les alertes viennent de partout, premièrement des populations locales victimes de l’insécurité et de l’épidémie d’Ebola, ensuite, des ONG internationales qui craignent une crise alimentaire, se souvenant des incursions sporadiques des groupes armés locaux, les Maï-Maï, conclut le tabloïd.

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