«Filles androïde» : un nouveau phénomène qui  embarque la gente féminine à Kinshasa

Kinshasa, 16 juin 2019 (ACP).- «Filles androïde», un phénomène qui prend de l’ampleur et embarque la gente féminine un peu partout à Kinshasa, capitale de la RDC, notamment dans les milieux scolaires et universitaires, des centres de négoce,  voire les lieux de culte, particulièrement les églises dites de «réveil», implantées dans tous les coins et recoins de la grande métropole congolaise, a révélé une mini enquête réalisée par la rédaction de l’ACP.

Il s’agit d’une race des filles dites «hyper branchées», toujours collées à leur téléphone portable, «androïde ou i phone», souvent haut de gamme. Elles s’en débarrassent difficilement, quelque soit l’endroit où elles se trouvent. Elles n’ont qu’une seule préoccupation : naviguer sur les différents réseaux sociaux et s’échanger des messages intimes et des images de toutes natures grâce à la connexion internet.

Outre les sujets d’amour, leurs discussions tournent souvent autour de nouvelles marques de coiffures, des vêtements des grandes marques, des chaussures et des accessoires de mode, ainsi qu’à commenter des séries télévisées diffusées par les chaines satellitaires comme  «Novelas» et aussi les documentaires sur la vie des stars de Hollywood qu’elles  prennent pour modèle.

L’enquête a révélé que les milieux universitaires sont les plus touchés par ce phénomène. En effet, les étudiantes n’hésitent pas à déserter les salles des cours pour passer  le gros de leur temps dans des bistros, accompagnées des partenaires avec qui elles sont constamment en contact téléphonique.

Elles sont à la fois gonflées d’orgueil et parfois complexées vis-à-vis des celles qui sont différentes d’elles, qu’elles considèrent  comme «débranchées, dépassées et désuètes». Elles donnent l’impression de n’habiter que dans les quartiers huppés, affichant sur leurs statuts, des photos prises dans des endroits luxueux, notamment les restaurants, les hôtels à étoile, les boites de nuit mais presque jamais dans leurs domiciles.

Pour se mettre à jour avec le cursus, elles n’hésitent de payer, en nature ou espèce,  le service des collègues hommes, qu’elles ont baptisées «nègres». Ces derniers,  intelligents et presque sans ressources financières, les aident à prendre des notes, à faire des travaux pratiques, interrogations et examens à leur place.

Elles se croient vivre dans un monde paradisiaque alors que tout cela n’est que  chimérique. «Les filles androïde» n’ont, pour la plupart, aucune envie de se précipiter dans le mariage, car jetant souvent leur dévolu sur des candidats pas toujours facile à trouver : homme friqué qui a déjà réussi et qui est prêt à satisfaire leur moindre caprice. Elles sont  facilement identifiables par l’impatience, l’insolence, l’inconstance, la fébrilité. Elles ne sont en réalité que le revers de la femme parfaite. ACP/DNM/Fmb

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