«Guerre anti-drogue»: Les Philippines refusent une enquête de l’ONU

Kinshasa, 08 juin 2019 (ACP).- Les Philippines ont rejeté l’appel à une enquête sur les violations des droits humains lancé par onze experts des Nations Unies, estimant qu’il s’agissait d’une « ingérence » dans les affaires du pays, a indiqué samedi une dépêche de l’AFP.

La Présidence philippine a rejeté samedi l’appel à une enquête sur les violations des droits humains lancé par onze experts des Nations unies. Ces derniers avaient appelé la veille les Etats-membres du Conseil des droits de l’homme de l’ONU à ouvrir une enquête sur les graves violations des droits humains, soulignant notamment « le nombre impressionnant de personnes tuées par la police dans le cadre de la soi-disant lutte contre le trafic de drogue ». « Cet appel des experts de l’ONU est non seulement idiot mais une ingérence inadmissible dans la souveraineté des Philippines », a déclaré dans un communiqué le porte-parole de la présidence philippine Salvador Panelo.

Selon les chiffres officiels, plus de 5 300 suspects ont été tués par la police depuis le début de la « guerre contre la drogue » lancée par le président Rodrigo Duterte après son élection il y a trois ans.

Les défenseurs des droits humains estiment que le chiffre réel est trois fois plus élevé. La « guerre contre la drogue » est la politique phare du Chef de l’Etat qu’il défend vigoureusement contre toutes les accusations venues de l’extérieur.

Ses critiques estiment que cette lutte revient à une « guerre contre les pauvres », et nourrit un climat d’illégalité et d’impunité dans le pays. ACP/ZNG/Wet

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