Ouverture à Lubumbashi de l’atelier de renforcement des capacités en matière de décentralisation

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Lubumbashi, 04 Oct. 2019 (ACP).- Le ministre provincial de l’Intérieur, sécurité et décentralisation du Haut Katanga, Bobo Malulu, a procédé, jeudi à l’hôtel de ville, à l’ouverture de l’atelier de renforcement des capacités en matière de la décentralisation et de la réforme institutionnelle, organisé du 03 au 04, par l’Institution des Stratégies pour le Développement Durable, (ISDD), en collaboration avec la fondation Hanns seidel, sous le thème : « la décentralisation comme mode de gestion de l’Etat ».

A cette occasion, il a indiqué que la tenue de ces assises tombe à point nommé au moment où bon nombre des entités territoriales décentralisées bénéficient de la redevance minière et devront faire face aux exigences légales, quant à l’affectation de cette somme aux projets de développement local.

Il a invité la collectivité locale et la société civile à participer à la gestion publique, pour favoriser l’émergence de la RDC en général et du Haut Katanga en particulier.
Pour sa part, la chargée de programme à la fondation Hanns Seidel, Fifi Falasi, a indiqué que l’intérêt de cet atelier est de renforcer les capacités des acteurs étatiques et non étatiques sur le contenu de la décentralisation, plus particulièrement aux enjeux et défis dans la province du Haut Katanga.

Elle a  indiqué que les résolutions et les recommandations qui découleront de ces assises, serviront de base pour la mise en œuvre effective de la décentralisation. Fifi Falasi a saisi cette opportunité pour inviter différentes structures locales à nouer un partenariat avec la fondation Hanns Seidel.

Quelques contraintes liées à la mise en œuvre de la décentralisation dans le Haut Katanga Au cours des échanges fructueux portant sur l’harmonisation du processus de décentralisation et déconcentration, les acteurs étatiques et non étatiques ont relevé quelques contraintes qui, selon eux freinent l’effectivité de ce processus.

Il s’agit notamment de la faible harmonisation du processus entre la décentralisation, qui est liée au conflit des compétences entre les services déconcentrés et décentralisés résultant du non maîtrise des textes régissant la décentralisation.

A cela s’ajoute l’inexistence d’un cadre d’harmonisation entre les deux niveaux du pouvoir pour éviter les chevauchements. L’affectation des agents dans les services en dehors des cadres organiques incluant l’inexistence d’organigramme dans certaine services constituent aussi une entrave.

Enfin, les participants ont déploré l’utilisation des anciennes attributions par certains services provinciaux qui, à ce jour, sont déjà transférées à d’autres services. ACP/Kayu/May

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