Recommandation d’un investissement adéquat pour la production locale des émaux de céramique

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Kinshasa, 09 oct. 2019( ACP).- Le Pr et chef de l’atelier céramique à l’Institut des Beaux-arts, Justin Tshibanda, a  recommandé, mercredi,  au gouvernement de penser dans une moyenne échéance, à investir dans l’industrie locale de production des tours, fours et des émaux en vue de garantir la fabrication des consommables avec facilité, au terme d’une visite guidée, organisée à l’intention de la presse .

Les études et l’enseignement de céramique seront assez rentables à ce prix, a-t-il dit, illustrant, par ailleurs, qu’alors en 3ème secondaire dans cette option, il a pu se prendre en charge en achetant une voiture voire oublier l’accompagnement des parents jusqu’à la fin de la formation secondaire.

Cela, en raison de la disponibilité locale des intrants nécessaires à la production des objets d’art en vertu des commandes et de la volonté des clients jadis nombreux, a-t-il expliqué, ajoutant que les plasticiens de son option répondaient valablement et à temps à leur désidérata.

Les plasticiens, professionnels, élèves, étudiants et professionnels sur terrain, ont toutes les opportunités au cas où la recommandation susmentionnée aurait gain de cause, a souligné le Pr Tshibanda, espérant une attention particulière à la préoccupation actuelle des enseignants de la part du gouvernement, au regard de la gratuité qu’il vient de consacrer à l’enseignement primaire avec la possibilité de l’étendre jusqu’au niveau secondaire.

La céramique est intéressante pour tout le monde en ce sens que les consommateurs l’utilisent pour orner leurs domiciles, comme  couvercles, tasses et marmites, a indiqué M. Tshibanda.

Les raisons de la négligence actuelle d’études céramiques

Par ailleurs, M. Tshibanda a justifié la négligence de la céramique aujourd’hui à cause de la pauvreté des parents, déplorant qu’il est difficile pour un élève de produire une œuvre véritablement finie et digne d’être acceptée par les clients faute de disponibilité à l’institut des fours, des tours et des émaux de qualité.

Les fours servent à la cuisson de l’argile. Mais, un produit de l’argile et de la terre naturelle quoique cuite demeure fragile. La tour est nécessaire à la rapidité de la production par rapport à la main tandis que les émaux exploités en dernier ressort vise à finaliser le produit, le rendant fini et acceptable, a-t-il expliqué.

Pour lui, le passage d’une étape à une autre coûte cher de même que l’importation des émaux utiles au finissage sans oublier les frais scolaires. Cette situation décourage les jeunes gens à s’intéresser et à poursuivre les études en arts plastiques, a-t-il renchéri.

La même réalité concerne les formateurs qui, après des explications théoriques se buttent à la difficulté d’aider les élèves à produire des beaux objets finis en qualité et en quantité suffisantes. ACP/Kayu/JFM

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