L’évolution récente de la peine de mort en RDC traduit l’émergence d’un Etat de droit

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Kinshasa, 10 oct. 19 (ACP).– Le vice-ministre de la Justice, Bernard Takahishe Ngumbi a affirmé jeudi que l’évolution récente de la peine de mort en RDC traduit les idéaux d’une société qui tient à l’émergence d’un Etat de droit, au cours d’une activité organisée par l’asbl « Culture pour la paix et la justice » (CPJ) en marge de la 17ème  journée mondiale contre la peine de mort au Centre d’études pour l’action sociale (CEPAS).

« L’évolution récente de la peine de mort en RDC traduit les idéaux d’une société qui tient aux valeurs profondes de l’humanité, aux vertus républicaines, à l’émergence d’un Etat de droit et à la consolidation de la démocratie », a souligné le vice-ministre. Il a indiqué par conséquent, que la peine d’emprisonnement à perpétuité a remplacé la peine de mort.

De son côté, le président de l’asbl « Culture pour la paix et la justice » (CPJ), Liévin Ngondji a affirmé que les enfants des condamnés à mort sont victimes, insistant qu’ils souffrent même. Il a appelé chaque être humain de faire de l’abolition de peine de mort son combat.

Réforme du code pénal

« Le droit pénal congolais en vigueur prévoit encore de nombreuses incriminations punies », a dit le vice-ministre, insistant que la suppression de la peine de mort est une entreprise majeure pour l’humanisation et la modernisation de la politique pénale.

Il a fait savoir qu’une commission nationale de réforme du droit congolais mène des réflexions pour doter la RDC d’un code pénal qui porte à la justice publique un cadre institutionnel et légal qui le permettra de jouer son rôle.

« Le projet du nouveau code pénal congolais retient la peine d’emprisonnement à perpétuité pour remplacer la peine capitale  », a-t-il affirmé.

L’Union européenne mobilisée

« L’Union européenne appuie avec ses instruments le mouvement abolitionniste », a affirmé le 1er conseiller Serge Maraite, ajoutant que l’UE se félicite de l’engagement de la RDC dans la voie de la justice éclairée.  Pour  l’UE, a-t-il dit, la peine de mort n’a pas sa place au 21ème  siècle.

Il a poursuivi que la société congolaise est confrontée actuellement, à une recrudescence criminelle, précisant que la solution viendrait de l’application de la peine de mort.

Il a encouragé par ailleurs, les acteurs qui luttent contre la peine de mort qui grâce à leur engagement,  le moratoire sera transformé en une loi, les rassurant par conséquent, qu’ils continueront à recevoir le plein soutien de l’UE.

Appel au passage du moratoire de fait au moratoire de droit

L’élève de l’Institut de la Gombe 1, Lumpung Kawaya, représentant ses condisciples,  a appelé le gouvernement de passer du moratoire de fait au moratoire de droit, indiquant que les filles sont exposées au risque de violences sexuelles.

Il a souligné que le sort des enfants dont les parents ont été condamnés à mort est pénible, estimant par ailleurs, qu’il peut être évité voire conduire à une évolution possible. 

Les modes d’exécution de la peine de mort à appliquer sont nombreux, notamment la pendaison, l’exécution par les armes, l’électrocution, l’asphyxie par le gaz, l’injection mortelle, la chaise électrique, la décapitation et la lapidation.

La peine de mort est présente dans les textes juridiques les plus anciens comme dans le code d’Hammourabi. Le thème de la 17ème  journée mondiale est : « Les enfants, ces victimes invisibles de la peine de mort ». ACP/Zng/May/Mpk

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