L’Espagne réactive le mandat d’arrêt contre l’ancien leader catalan Puigdemont

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(FILES) In this file photo taken on October 10, 2017 Catalan regional government president Carles Puigdemont attends a regional government meeting at the Generalitat Palace in Barcelona on October 10, 2017. Twelve defendants, most of them members of the former Catalan government, could face long prison terms if convicted for the 2017 independence bid that sparked a major political crisis. / AFP / PAU BARRENA

Kinshasa, 15 octobre 2019 (ACP).– Le magistrat espagnol Pablo Llanera, juge d’instruction dans le procès de 12 politiciens catalans pour les événements qui se sont déroulés en lien avec le référendum d’indépendance du 1er octobre 2017, a réactivé lundi le mandat d’arrêt européen contre l’ancien leader catalan, Carles Puigdemont, a rapporté mardi l’agence Chine nouvelle.

La source indique que la Cour suprême espagnole a confirmé que M. Llarena avait émis des mandats d’arrêt européen et international après que l’ancien vice-président de Catalogne Oriol Junqueras a été condamné à 13 années de prison pour sédition et détournement de fonds publics en lien avec le référendum, qui a été déclaré illégal par la Cour constitutionnelle espagnole.

Lundi, d’autres membres du gouvernement de M. Puigdemont se sont vus condamnés à des sentences allant de 10 ans et demi à 12 ans de prison pour des crimes similaires par la Cour suprême espagnole à Madrid.

M. Puigdemont n’est pas passé en jugement après sa fuite en Belgique le 30 octobre 2017. Il vit en exil depuis lors.

L’ancien dirigeant catalan a été placé en détention alors qu’il voyageait en Allemagne à la suite d’une conférence en 2018, mais a été libéré après qu’un tribunal allemand a décidé qu’il ne pourrait l’extrader que pour la charge de détournement de fonds publics et non pour celle plus grave de « rébellion ». Le mandat d’arrêt original a ainsi été abandonné.

La Cour suprême espagnole a déclaré que le nouveau mandat exigerait la mise en détention et l’extradition de M. Puigdemont pour sédition et détournement de fonds publics, affirmant que ces crimes étaient « particulièrement proches » de ceux pour lesquels M. Junqueras et 11 autres accusés ont été reconnus coupables et condamnés lundi. ACP/Fng/ZNG/KJI/AWA

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