Le ministre du Développement rural dans son adresse à la Nation

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Kinshasa, 16 oct.2019(ACP).-Lesfilles et les femmes rurales en République démocratique du Congo (RDC) représentent 51,5% de la population totale et 60% de la force productrice qui alimente plus de 80% des ménages, a révélé le ministre du Développement rural, Guy Mikulu Pombo, dans son adresse à la nation à l’occasion de la journée mondiale de la femme rurale, commémorée le 15 octobre de chaque année.

Pour cette année, la communauté internationale a célébré cette journée sous le thème : «  les filles et les femmes renforcent la résilience au climat ». Au niveau national, le gouvernement a placé cette journée sous le thème : «Les filles et les femmes congolaises vivant en milieu rural, en première ligne face au changement ».

Le choix de ce thème, a souligné le ministre Mikulu, vise à sensibiliser les filles et les femmes à l’importance de leurs activités dans les milieux ruraux de la RDC, non seulement parce qu’elles interviennent dans la production, mais aussi elles marquent leur présence dans la transformation et  la commercialisation des produits de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage, de l’artisanat, et des produits forestiers non ligneux.

Il a relevé qu’il y a plus de 22 (vingt-deux) ans que l’humanité toute entière célèbre cette journée internationale depuis un certain temps en mettant l’accent sur le changement climatique dans leurs interventions dans les médias  au niveau local et mondial pour dénoncer les méfaits de l’  ’émission de gaz à effet de serre. Ces gaz  provoque l’augmentation des températures et la modification du climat sur l’ensemble de la planète avec comme conséquence, la dégradation des écosystèmes naturels.

« Ce phénomène se traduit par la désertification des terres et des pertes de ressources en eau, causant ainsi la sécheresse, la famine et la malnutrition. Les filles et femmes rurales subissent ces conséquences au cœur de leur amour maternel », a dit le ministre.

La RDC qui est à l’ère de la première alternance pacifique et civilisée, le gouvernement sous le leadership du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, et sous la direction du Premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, a opté pour le redressement du pays à partir de la base. Cette nouvelle vision politique a pour objectif de lever les contraintes et engager des actions novatrices qui vont impacter positivement  le développement de la nation à partir de la base ce, pour la lutter contre le changement climatique.

Pour relever ce défi, le ministère du développement rural a axé ses priorités sur quatre secteurs  notamment, les routes, l’eau, l’électrification rurale et l’amélioration des infrastructures socio-économiques de base à travers l’habitat rural, l’éducation, la santé et la transformation des produits agricoles.

Trois approches conçues pour booster le développement en RDC

Pour le ministre Mikulu, le ministère de Développement rural a conçu trois approches pour la mise en œuvre d’un plan de développement à partir de la base. Ces trois approches, a-t-il dit, constituent le crédo du gouvernement.

Il s’agit de l’approche Hadware, qui concerne les infrastructures. Celle-ci met l’accent sur la construction, la réhabilitation et l’entretien des routes de desserte agricole par le cantonnage  manuel ; les forages d’eau potable ; la construction des écoles, des centres de santé, de l’habitat rural ; l’électrification rurale par les énergies renouvelables (solaire, éolienne, biomasse, hydro-électrique) ainsi que la construction des marchés ruraux, d’entrepôts de stockages des produits agricoles.

La deuxième approche dénommée Software,  met en avant plan la compétitivité ; la formation de la main d’œuvre rurale ; l’entrepreneuriat ; la technologie ; l’innovation et le savoir-faire local ; le capital financier ainsi que le crédit et les investissements externes.

La troisième et dernière approche Orgware, est celle qui se focalise sur la coordination et la mobilisation des acteurs locaux du développement rural, en mettant en relation la société civile, les entreprises, les autorités locales et supra-locales et leurs réseaux de coopération, tels que les institutions d’enseignements et les entreprises de recherches.

« c’est pourquoi, nous avons dégagé des stratégies nouvelles pour lever les contraintes et envisager des actions novatrices qui vont impacter positivement, non seulement sur les activités économiques des jeunes filles et femmes rurales, généralement cantonnées dans l’informel et les secteurs périphériques de l’économie  nationale, mais aussi sur la participation active de la fille et de la femme rurale à la gestion de la chose politique et à lutter contre le réchauffement climatique », a soutenu le ministre du Développement rural. ACP/ Kayu/MPK/Cfm

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