Plusieurs africaines victimes de mauvais traitements pendant l’accouchement

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Kinshasa, 16 oct. 2019 (ACP).-Plusieurs femmes africaines sont victimes de mauvais traitements dans des centres hospitaliers lors de l’accouchement, rapporte une récente étude de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) reprise dans un communiqué dont une copie a été remise mardi à l’ACP.

Selon la source, sur les deux mille seize femmes observées notamment au Ghana, en Guinée et au Nigeria, 42% ont été victimes des violences physiques ou verbales aussi bien que des stigmatisations ou des discriminations, et 14% ont subi d’autres formes d’abominations.

Les femmes plus jeunes et moins instruites sont plus concernées par ces exactions, en plus des recours à la force dans des procédures médicales effectuées sans leur consentement ainsi que de l’abandon ou de la négligence de la part des travailleurs de la santé, indique cette source, relevant des taux élevés des césariennes non consensuelles, d’épisiotomies (coupures chirurgicales faites à l’ouverture du sexe pendant l’accouchement) et d’examens vaginaux.

A ce propos, le communiqué signale 13 % d’accouchements par césarienne, 75 % d’épisiotomies et 59 % d’examens vaginaux effectués sans consentement, déplorant ces pratiques non conformes aux directives de l’OMS qui promeuvent des soins maternels respectueux de la dignité, de la confidentialité,  et de la vie privée en vue de garantir l’absence des préjudices et de mauvais traitements ainsi que de favoriser un choix informé et un soutien  continu pendant le travail et l’accouchement.

Les types des violences fréquemment subies

Parmi les violences physiques, l’on note des gifles et des coups de poing. La source constate également que 38% des victimes se sont fait crier dessus ou gronder pour être ridiculisées. Tandis que 11% d’entre elles ont été stigmatisées ou discriminées généralement en raison de leur race ou de leur origine ethnique.

L’OMS pour l’adoption des politiques claires garantissant les droits  des femmes

L’OMS plaide en faveur des politiques claires susceptibles d’une part, de garantir et de promouvoir les droits des femmes afin de lutter contre les mauvais traitements pendant l’accouchement, et d’autre part, de tenir les systèmes de santé responsables de ces pratiques malsaines et  de leur allouer des ressources suffisantes  dans le but d’administrer des soins de santé maternelle de qualité et accessibles. Aux professionnels de ce secteur, il est, entre autres, recommandé plus de soutien, de formation, d’amélioration du processus de consentement éclairé pour toutes les interventions médicales afin de s’assurer que les femmes sont traitées avec compassion et dignité.

Ce plaidoyer a, en outre, pour mérite de permettre aux femmes qui le désirent, d’avoir un compagnon de leur choix pendant le travail et l’accouchement et d’accroitre la demande du public pour des services de maternité de haute qualité.

Rôle d’autres associations professionnelles

L’OMS demande aux associations professionnelles notamment des sages-femmes, des obstétriciens et autres prestataires de maternité, de collaborer pour veiller à ce que les mauvais traitements pendant l’accouchement soient systématiquement identifiés et signalés, et que des mesures appropriées soient mises en œuvre au niveau local.

Les résultats de l’étude contribueront à éclairer les politiques et les programmes visant à donner l’assurance que toutes les femmes vivent des expériences positives en matière de grossesse d’accouchement, avec l’appui des prestataires des soins de santé autonome au sein de systèmes de santé qui fonctionnent bien, conclut la source.

Cependant, estiment, des experts en santé maternelle, cette analyse reflète dans une large mesure, les réalités de bon nombre de pays africains dont la RDC. ACP/Kayu/CKM

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