La Banque mondiale prépare un projet d’urgence d’appui à la gratuité de l’enseignement primaire en RDC

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 Kinshasa, 19 oct. 2019 (ACP).- La Banque mondiale prépare un projet d’urgence d’appui au secteur de l’éducation en RDC, a confirmé M. Jean-Christophe Carret, directeur pays de la Banque mondiale pour la RDC, dans une déclaration rendue publique vendredi à Kinshasa.

« Cet appui à la mesure de la gratuité du secteur de l’éducation est un appui d’urgence. L’idée c’est que, contrairement à ce qui se passe d’habitude où on met 12 mois à préparer une opération, on puisse présenter une opération d’un milliard au Conseil d’administration de la Banque mondiale qui comprenne toutes les mesures qui vont faire en sorte que cette opération soit une réussite. Mais je ne sais pas la proportion qui sera réservée au financement de l’éducation », a-t-il déclaré.

Jean-Christophe Carret a précisé que cet engagement  doit au préalable être validé par le Conseil d’administration de la Banque mondiale tout en soulignant que la RDC a réalisé d’importants progrès dans le secteur de l’éducation et le taux d’achèvement au niveau du primaire par exemple, a considérablement augmenté, passant de 29 % en 2002, à 70 % en 2014.

Selon lui,  la RDC reste  l’un des pays avec le plus grand nombre d’enfants non scolarisés estimé à environ 3,5 millions, soit « 26,7 % des enfants à l’âge de fréquenter le primaire qui ne sont pas scolarisés ». Parmi eux, 2,75 millions vivent dans des zones rurales, sans oublier que  le secteur est confronté à de nombreux défis en termes de qualité, de gouvernance et de disparités. 

       Un soutien chiffré à 5 milliards USD sur 5 ans

 Pour  Jean-Christophe Carret,   la Banque Mondiale souhaite améliorer le portefeuille pour ses projets en RDC.

« Aujourd’hui, elle se dit prête à engager 5 milliards USD sur 5 ans. L’intention est de parvenir à décaisser environ 1 milliard USD l’an, soit le double de ce qui est décaissé chaque année, jusque-là », a-t-il expliqué tout en affirmant que « l’idée est de savoir, dans le cadre de ce partenariat, quelles sont les priorités du Président Tshisekedi et de son gouvernement afin de voir comment est-ce que la Banque mondiale peut les accompagner ».

La Banque mondiale a repris sa coopération formelle avec la RDC en 2001 et la coopération structurelle avec les institutions de Bretton Woods a été rompue vers 1991 à la suite du « massacre des étudiants » à Lubumbashi sous le maréchal Mobutu (1965-1997).

Depuis que la Banque mondiale a repris sa coopération avec Kinshasa, elle a appuyé le gouvernement congolais à travers des crédits au taux concessionnels et des dons sans obligations de remboursement.

Selon les données affichées sur son site, la Banque mondiale a pu décaisser, à travers son institution IDA (Association internationale de développement) 715,52 millions USD au titre de crédits en faveur de la RDC sur un portefeuille total de 2,624 milliards USD, soit un taux de décaissement de 27,26%, au 31 juillet 2019. De ces crédits, la RDC a payé 419. 887. 354, 33 (quatre cent-dix –neuf millions, huit cent quatre-vingt-sept mille, trois cent cinquante-quatre, trente-trois cents) USD au titre d’intérêt pour ces crédits.

De même, l’IDA a accordé à la RDC 1,115 milliard (un milliard, cent-quinze millions) USD au titre de dons sur un portefeuille total de 1,403 (un milliard, quatre cent-trois millions) USD, soit un taux de décaissement de 79,47%, au 31 juillet 2019. De ces dons, IDA a annulé 24 788 097 USD.

Il se dégage que la Banque mondiale a décaissé pour la RDC au total 1,83 (un milliard, quatre-vingt-trois millions) USD en faveur de la République démocratique du Congo sur une enveloppe globale (crédit et dons) de 4,027 (quatre milliards, vingt-sept millions) USD, au 31 juillet 2019, à travers aussi bien les appuis budgétaires que le financement des projets dans les domaines de l’environnement, de l’énergie et de l’éducation. ACP/fng/Mpk

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