David Mclachlan-Karr (d’Australie) nommé Représentant spécial adjoint à la MONUSCO

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Mme Marchal et Adboul aziz choyés lors de la conférence de presse

Kinshasa, 30 Octobre 2019 (ACP).- Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a nommé en fin de semaine dernière David Mclachlan-Karr, de l’Australie, comme Représentant spécial adjoint à la Mission de l’organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO), fonction qu’il cumulera avec celles de Coordonnateur résident des Nations Unies et coordonnateur des opérations humanitaires en RDC, a annoncé mercredi à Kinshasa, Mme Florence Marchal, porte-parole de la mission au cours de la conférence de presse des Nations Unies. 

Mclachlan-Karr compte 26 ans d’expérience dans le développement et l’action humanitaire au sein de l’ONU. Il a participé à de nombreuses missions d’urgence sur le terrain, notamment en Somalie, dans le Caucase, au Kosovo, au Darfour, au Tumor-Leste et en Iraq. De 2004 à 2016, il a été Coordonnateur résident des Nations Unies et Représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Venezuela, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, en Sierra Leone et en Jordanie. En 2017, il était représentant spécial adjoint et Coordinateur résident adjoint en Guinée-Bissau, un poste qu’il a occupé jusqu’à sa nomination comme Représentant spécial adjoint par intérim à la MONUSCO en juin 2019.

Diplomate australien, il est né en 1961, titulaire d’une maîtrise en relations internationales de l’Université de Cambridge et d’une licence en relations internationales et droit de l’Université du Queensland.

Par ailleurs, Mme Marchal a annoncé l’arrivée de la mission depuis quelques jours d’un nouveau commandant adjoint de la Force, le général de division Thierry Lion, un français qui succède au général de division Bernard Commins.

Situation à Minembwe : la solution n’est pas absolument militaire

Par ailleurs, la MONUSCO estime que la situation sécuritaire dans les hauts plateaux de Minembwe, au Sud-kivu exige un dialogue entre les communautés locales et au niveau national.  La solution n’est pas exclusivement militaire, a souligné mercredi le porte-parole militaire de la MONUSCO le lieutenant-colonel Claude Raoul Djéhoungo. 

Le lieutenant-colonel Claude Raoul DJÉHOUNGO a souligné qu’il est important qu’un dialogue s’installe au niveau gouvernemental et local. Pour la Monusco qui soutient les FARDC conformément à son mandat, il faut une approche globale de la situation. De son côté, ABDOUL AZIZ Choiye, Directeur du bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) a également parlé d’une situation critique qui mérite une approche globale.

Selon lui, la situation à Minembwe qui date depuis mars 2019 s’est sensiblement détériorée, avec depuis plus 70 villages brûlés par les différents groupes armés Maï-Maï .Pour ABDOUL AZIZ Choiye, ce qui se passe dans cette partie du pays est inacceptable avec tout le discours de haine, d’incitation de haine constitutif de crime international pouvant faire l’objet de poursuite.

Pour la Monusco, il s’agit d’un conflit d’origine économique autour de la transhumance et de la gestion des terres. ACP/ Kayu/GMM/JFM

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