Le Comité des droits de l’Homme de l’ONU préoccupé par le sort d’enfants en Syrie et au Sénégal

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Kinshasa, 08 nov. 2019 (ACP).- Le Comité des droits de l’Homme de l’ONU s’est dit préoccupé jeudi à Genève du sort des enfants nés de ressortissants belges encore présents dans des zones de conflit en Syrie et des quelque 100.000 enfants victimes de la traite, obligés de mendier au Sénégal, a rapporté vendredi l’agence Chine nouvelle.

S’agissant des enfants nés de ressortissants belges qui se trouvent encore dans des zones de conflit, l’organe du haut-commissariat aux droits de l’Homme s’est inquiété des conditions dans lesquelles ces enfants se trouvent en Syrie, « sans accès à une procédure claire et équitable établie pour le rapatriement de tous ces enfants en respectant le principe de l’intérêt supérieur de l’enfant ».

Dans ces conditions, Bruxelles est invité à faciliter le rapatriement de tous les enfants nés de ressortissants belges qui se trouvent dans les zones de conflit », en respectant le principe de l’intérêt supérieur de l’enfant, et à assurer leur accès aux soins et services de réinsertion lors du rapatriement.

Lundi dernier, l’UNICEF avait demandé aux gouvernements de rapatrier les enfants étrangers bloqués en Syrie avant qu’il ne soit trop tard. Selon des estimations de l’agence onusienne, près de 28.000 enfants originaires d’une soixantaine de pays, dont près de 20.000 Irakiens, sont toujours piégés dans le nord-est, principalement dans des camps de déplacés internes. Plus de 80% de ces enfants ont moins de 12 ans et la moitié à moins de 5 ans.

Par ailleurs, s’agissant du Sénégal, le Comité des droits de l’Homme, malgré les efforts menés par ce pays dans le cadre de la protection de l’enfance et la lutte contre la traite, indique avoir continué de constater la persistance du phénomène des enfants « talibés ».

Les experts indépendants onusiens sont ainsi préoccupés par le sort de ces enfants « forcés à mendier », dont l’estimation est de 100.000 enfants.

Face à la persistance de cette situation, le Sénégal est invité à adopter des mesures urgentes pour mettre un terme à la maltraitance, à l’exploitation et à la traite des enfants. Le Comité demande également à Dakar de prendre les mesures nécessaires et urgentes en vue de mettre fin à toute forme d’exploitation et de maltraitance des enfants y compris par des maîtres religieux dans les écoles religieuses. ACP/Kayu/KJI/JFM/THD



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