Nécessité de la création d’un mécanisme de suivi pour la défense des droits de l’homme

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Les panélistes de la thématique Genre

Kinshasa 08 novembre 2019 (ACP). –Les organisations de la société civile(OSC) ont proposé jeudi, la création d’un mécanisme de suivi avec/ .KK des points focaux notamment au ministère des Droits humains et à la Commission parlementaire permanente des droits de l’homme pour la production d’un plan de suivi de l’élaboration et l’adoption de protection des défenseurs des droits de l’homme.

Cette proposition a été faite  lors de la 3ème journée des ateliers de suivi des recommandations de l’Examen périodique universel (EPU) et du dialogue national sur la mise en œuvre de l’EPU, prévus  du 04 au 11 novembre 2010 dans la salle de conférence du « centre Carter » dans la commune de Gombe.

La chargée de programme ’’Femme et Enfant’’ de l’ONG « La voix des sans voix pour les Droits de l’homme » (VSV), une des composantes de l’OSC, Irène Monama a indiqué que la société civile compte mener plusieurs actions pour renforcer la protection des droits de l’homme.

Il s’agit notamment, de l’actualisation de la dernière version de la proposition de loi portant protection des défenseurs des droits de l’homme en étroite collaboration avec la CNDH pour la faire endosser par un député national.

Il est également question des plaidoyers auprès des parlementaires et du gouvernement pour l’adoption d’une loi de protection des défenseurs des droits de l’homme conformes aux standards internationaux et la mobilisation des tous les défenseurs des DH sur le territoire national en vue de porter plus haut le plaidoyer dès la base ainsi que la participation aux travaux parlementaires.

Ces assises organisées par l’ONG « Promoting and strengthenig universel periodicreviewn » (UPR Info), qui a son siège à Genève, ont pour objectifs de réunir les parties prenantes nationales pour une discussion sur le plan de mise en œuvre et pour identifier des partenariats potentiels pour la phase de suivi et de mise en œuvre de l’EPU.

Pour une loi portant sur la violence domestique

La coordonnatrice du Groupe d’action des droits des femmes (GADF), Astride Tambwe a, au nom de sa structure, exprimé le souhait d’adopter et d’appliquer une loi qui porte sur la violence domestique et de prendre des mesures concrètes pour éliminer la violence domestique et le viol conjugal.

Elle a reconnu les avancées qu’a enregistré le gouvernement de la RDC avec la prise des mesures visant à éliminer la violence à l’égard des femmes, citant entre autres la loi portant  modalités d’application  des droits des femmes et la parité de 2015, le protocole de la SADC sur le genre et le développement de 2013…

Mme Tambwe a, par ailleurs, déploré la persistance des violences qui demeurent cependant un préoccupation inquiétante, citant l’insuffisance des dispositions interdisant les violences au foyer, le budget alloué aux mécanismes de protection des femmes tel que l’agence de lutte contre les violences faites à la femme et à la fille (AVIFEM) qui reste faible.

Cette organisation a, à cet effet, proposé au parlement de pouvoir adopter une loi spécifique sur les violences domestiques d’ici 2020.

Quant au gouvernement, elle recommande la finalisation de la stratégie de lutte contre les violences basées sur le genre intégrant les violences domestiques, la création des centres de refuge pour les victimes des violences domestiques d’ici 2023, ainsi que la dotation à l’AVIFEM des moyens techniques et financiers adéquats pour couvrir tout le territoire de la République. ACP/Kayu/KJI/JFM/THD

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