Se déplacer au centre-ville de Lubumbashi, un véritable casse-tête pour les piétons

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Lubumbashi, 11 Novembre 2019 (ACP).- Les habitants de la ville Lubumbashi éprouvent d’énormes difficultés à se déplacer à pied au centre-ville à cause tout simplement du manque d’espace vide ou poser les pieds face à une forte concentration des usagers de la route notamment les piétons, cyclistes, motocycliste et autres automobilistes.

Ce constat a été relevé par quelques habitants de Lubumbashi, qui déplorent la situation actuelle dans laquelle se trouve « Lubumbashi Wantashi », qui veut dire « Lubumbashi, ville d’excellence», surnom lui coller par son ancien maire feu Floribert Kaseba Makunkoç, une homme connu pour la lutte contre l’insalubrité qui a dirigé la capitale du cuivre de 1997 à 2008.

Un sexagénaire né et grandi à Lubumbashi, Léon Ngosa se plaint que le centre-ville de Lubumbashi soit envahi d’un désordre total allant de l’installation d’arrêts des bus sur presque toutes les grandes artères passant par l’insalubrité au marché pirate et la présence des enfants de la rue et la musique jouée à tue tète et la publicité des entreprises de télécommunication cellulaire, les mouvements de chasse aux voleurs. Pour lui, cette ambiance fait du centre de ville de Lubumbashi une cité infernale. 

Léon Ngosa souligne que les avenues Sendwe, Mwero, Des usines, Munongo Ex-kasai et Lumumba, qui jadis ont fait la fierté de la ville cuprifère, sont devenues aujourd’hui un  repère des multiples arrêts des bus, où jonchent des tas d’immondice déversés par les vendeurs à la sauvette, dégagent des odeurs nauséabondes, et des marchands pirates étalant leurs articles à même le sol, occupant toutes les allées réservées aux piétons.

Pour sa part, Bernadette Mwansa, une lushoise pure et dure, la cinquantaine révolue, a, quant à elle, regretté dans un entretien avec l’ACP que Lubumbashi, une ville de référence tant par la beauté que sa propreté dans les années 1970 et 1980, ait perdu ces caractéristiques qui fascinaient les touristes.

Elle fustige que le centre-ville de Lubumbashi soit un lieu où tout est permis, transformant ainsi une randonnée des piéton en un parcours de guerrier, car selon elle, pour arriver à se frayer un passage, il faut avoir des biceps.

De son coté, un acteur de la société civile qui a requis l’anonymat, a indiqué que ces désordres constatés aujourd’hui au centre-ville de Lubumbashi, est le fruit d’un manque de politique de maintien de l’ordre et de la salubrité, tant au niveau de la commune que de la mairie. Il suggère que le service urbain de transport et la police de circulation routière veille à ne pas instaurer les arrêts  des bus sur les grandes artères, rendant étroit le passage de piéton et des véhicules.

Il a invité les institutions la mairie et les communes à mettre en place et à exécuter les mesures efficaces d’éradication totale du marché pirate et d’évacuation des immondices. ACP/Kayu/DNM/Wet

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