Les déplacés installés à Minembwe sollicitent du gouvernement une assistance multiforme

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Kinshasa, 13 novembre2019 (ACP).- Plus de 1500 déplacés installés à Minembwe, dans la province du Sud-Kivu, sollicitent au près du gouvernement une assistance multiforme, afin de faire face à leur misère, a annoncé leur porte-parole, Muhorana Sekaruba, rapporte mardi la radio onusienne.

Selon M. Muhorama, ces déplacés qui vivent pour la plupart dans des familles d’accueil ne sont pas suffisamment servis lors des opérations de distribution d’aides que mènent des humanitaires. «Nous manquons de soins médicaux, nous n’avons pas de quoi manger, nous manquons où dormir, nous n’avons rien, pas d’objets, pas d’habits. Nous n’avons été assistés par personne», a-t-il déclaré.

En réaction, les humanitaires dont OCHA, PAM, HCR et la MONUSCO qui ont reconnu la situation, ont indiqué que le problème se pose au niveau de l’accessibilité pour acheminer l’assistance aux déplacés de Minembwe dans les hauts plateaux en territoire de Fizi et de Mwenga, des infrastructures routières étant dans un état de dégradation assez avancée. Ils ont demandé au gouvernement congolais de mettre sur pied un programme d’urgence pour la réhabilitation  de principales voies dans cette contrée.

La délégation des humanitaires qui  a échangé avec les déplacés au bureau de la commune rurale de Minembwe a affirmé que depuis le début de la crise, une distribution des vivres a été effectuée à trois reprises dans la région.

Elle explique qu’elle ne pourrait pas répondre à tous les besoins de ces déplacés car pour l’instant, tous les efforts sont focalisés sur la re-vérification des chiffres des personnes déplacés et l’accélération des travaux de route sur «les points critiques».

Ces points critiques s’étendent sur 65 kms entre Mulima et Abala, entre point zéro et Mikenge, et de Mikenge à Madegu. La route est presqu’impraticable.Une fois cette route réhabilitée, les convois humanitaires devront être escortés par l’armée et la MONUSCO.

Par ailleurs, les humanitaires disent avoir observé aucun élan de retour des personnes déplacées vers leur villages d’origine. A cet effet, ils envisagent mettre en place d’autres moyens de subsistance, dont la sécurité alimentaire pour ces déplacés. ACP/Kayu/DNM/Fmb/NIG

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