Le Droit international humanitaire au centre d’échanges entre le CICR et les étudiants à Goma

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Goma, 15 novembre 2019(ACP).- Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a échangé jeudi avec les étudiants de quatre institutions universitaire de la ville de Goma, sur les violences sexuelles en Droit international humanitaire dans un conflit armé.


C’était au cours d’une conférence débat animée par des professeurs et des cadres civiles et militaires du Nord-Kivu, en présence du commandant de la 34ème Région militaire, sous le thème :«La conduite des hostilités et les violences sexuelles en Droit International Humanitaire (DIH) ».

Le chef de la sous-délégation du CICR au Nord-Kivu, Kelnor Panglung a regretté le fait que plusieurs fois les auteurs des violences sexuelles et autres commises contre la population n’ont jamais été condamnés pour leurs actes pourtant ces violences constituent des crimes.

Le représentant du CICR au Nord-Kivu a révélé que le CICR a formulé des mécanismes pour venir en aide aux victimes de ces violences avec un soutien aux structures de prise en charge.

Pour lui, les étudiants sont une couche importante pour faire connaître à la population la problématique des violences, l’aspect juridique et les cadres pratique du DIH et DIP pour promouvoir le droit.

Le représentant du CICR au Nord-Kivu a condamné les stigmatisations faites à l’égard des victimes des violences. Pour sa part, le commandant de la 34ème Région militaire a reconnu que le pays est dans une certaine instabilité mais cela ne pousse pas à la destruction et à la violence.

Il a fait savoir que l’armée congolaise a connu des avancées qui ne permettent plus des déviations jadis commises par certains anciens éléments des FARDC. Dans son exposé, le chef des forces armées de la RDC au Nord-Kivu a confronté son auditoire à plusieurs questions sur la problématique de la guerre.

Le général a fait savoir que la RDC a suffisamment des lois qui régissent les militaires dans une situation de guerre et qui entrent dans les lignes des DIH. Il a rassuré que le taux de déviance a baissé au grand nombre dans les rangs des FARDC.

Cette autorité militaire a émis le vœu de voir de telles conférences se tenir dans la partie grand nord de la province pour amener la crème intellectuelle de toute la province à avoir une idée commune sur l’observance des règles et droits humains au sein des forces
loyalistes.


Un débat houleux sur les DIH et les violences sexuelles a opposé les étudiants au groupe des panelistes composé du Pr Philippe Tunamsifu, de Mme Claudine Mushobekwa et le lieutenant Nday Saleh, conseil juridique à la 34ème Région militaire, qui ont éclairci la lanterne de l’assemblée. ACP/Kayu/DNM/May

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