Les concentrations de gaz à effet de serre atteignent de nouveaux sommets en 2018, selon l’OMM

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Kinshasa, 26 nov. 2019 (ACP).-Les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère ont atteint de nouveaux sommets en 2018, a appris l’ACP dans un communiqué de presse publié lundi sur le site Internet de l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

Selon cette agence onusienne, les concentrations de dioxyde de carbone (CO2), un des principaux gaz à effet de serre, ont atteint à l’échelle mondiale 407,8 parties par million (ppm) en 2018, alors qu’elles étaient de 405,5 ppm en 2017, soit un accroissement de 2,3 ppm en une année.

le bulletin de l’OMM sur les gaz à effet de serre indique également que l’augmentation des concentrations de CO2 de 2017 à 2018 a été très proche de celle observée de 2016 à 2017, et juste au-dessus de la moyenne des 10 dernières années qui est de 2,26 ppm par an, a relevé le communiqué.

Par ailleurs, la même source précise que les concentrations de méthane (CH4) et de protoxyde d’azote (N2O) ont également augmenté plus fortement qu’au cours de la dernière décennie, notamment pour le N2O dont l’accroissement sur les 10 dernières années est de l’ordre de 10 parties par milliard (ppb).  

La RDC victime

le directeur de l’exploitation météorologique de la METTELSAT, John Waku Mavakala a déclaré à l’ACP que le changement climatique causé notamment par l’émission accrue ces dernières années de gaz dits à effet de serre, est un phénomène mondial, auquel la RDC n’échappe pas.

«Le changement  climatique ne se manifeste pas seulement par le réchauffement du climat, mais aussi par l’augmentation des phénomènes météorologiques en fréquence aussi bien qu’en intensité. C’est ainsi qu’on peut assister par exemple, pour prendre le cas des pluies, à des précipitations plus abondantes, plus violentes. Donc non seulement les phénomènes se multiplient, mais en plus ils s’intensifient, ce qui peut expliquer en partie ce que nous vivons ces derniers temps dans notre pays», , a-t-il dit.

Toutefois, a poursuivi M. Waku, le phénomène de changement climatique est principalement dû à l’activité humaine, surtout l’activité industrielle, ce qui place la RDC loin derrière des pays comme les États-Unis, la Chine, ou encore l’Union européenne en termes d’émission de gaz à effet de serre.

Néanmoins, le Congo y participe surtout en raison du déboisement causé par l’agriculture sur brûlis, et par la fabrication de la braise qui cause la disparition de grandes étendues de forêt, a-t-il ajouté, avant d’inviter à une synergie d’action entre l’autorité publique et la population. «La problématique du changement climatique appelle la réponse de toute l’humanité, c’est pourquoi on voit presque tous les pays se battre pour y faire face. Dans le cadre de notre pays, des préalables sont nécessaires si nous voulons atténuer le phénomène. Déjà, il faut arrêter de déboiser en désordre, a proposé John Waku. Et là où on doit le faire, pour des raisons de production agricole, a-t-il renchéri, il faut penser au reboisement. Pour ce qui est des industries, nos politiques publiques doivent envisager des solutions alternatives qui utilisent d’autres formes d’énergie moins polluantes. Mais dans tous les cas, nous devons trouver les voies et moyens pour arrêter l’abattage des arbres pour la braise», a-t-il conclu. ACP/Kayu/GMM/NKV/MNU/THD/GGK

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