Le grade de docteur en sciences politiques et administratives conféré au chef de travaux  Amuri Lumumba

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Kinshasa, 28 Novembre 2019 (ACP).- Le recteur de l’Université pédagogique nationale (UPN), le Pr Simon Masamba N’Kazi–Angani a conféré, jeudi au chef de travaux, Amuri Lumumba Wa Mayembe, le grade de docteur en sciences politiques et administratives avec la mention « grande distinction », à l’issue de la soutenance publique d’une thèse de doctorat intitulée « L’effectivité de l’état des droits de l’homme en République démocratique du Congo : une lecture politologique de 1960 à 2018 ».

Dans cette recherche doctorale de 424 pages subdivisée en deux parties, le récipiendaire a développé dans la première partie les différentes théories des droits de l’homme et leur mise en œuvre en RDC, tandis que la deuxième partie est focalisée sur l’état des droits de l’homme en RDC : tentative de théorisation.

Il a dégagé une question fondamentale qui a guidé sa recherche doctorale,  à savoir : « comment arriver à instaurer en RDC un système garantissant l’effectivité des droits humains et libertés fondamentales ? », en partant de l’analyse de la thématique cruciale relative à l’asymétrie entre l’Etat de droit et l’Etat des droits de l’homme.

Amuri Lumumba Wa Mayembe a à cet effet, développé l’hypothèse selon laquelle, il serait logique de baser l’Etat de droit en RDC sur l’effectivité des droits humains et libertés fondamentales , en utilisant la méthode systémique pour découvrir et  critiquer le système de garantie des droits humains et libertés fondamentales  sous le principe d’un Etat de droit dont l’objectif de ce système selon lui, c’est la garantie de la dignité humaine.

Cependant, l’analyse a révélé des obstacles et le manque d’effectivité, a-t-il dit, en confirmant l’hypothèse de cette recherche.

Pour la pertinence d’une politique congolaise de système de l’état des droits et d’effectivité des droits de l’homme

Par ailleurs, l’impétrant a affirmé que les résultats de cette recherche se sont avérés révélateurs de la pertinence d’une politique congolaise qui doit non seulement adopter le système de l’état des droits dans le texte mais aussi, doit-il rendre réelle l’effectivité des droits de l’homme et libertés fondamentales, garantie réelle de l’état des droits en paix, en sécurité  et en développement humain.

Face aux théories existantes dans cette problématique de recherche où les uns soutiennent que l’état des droits revêt un caractère plurivoque et remplit mal la fonction de garantie des droits de l’homme et les autres comme les législateurs congolais qui soutiennent que l’Etat de droit peut garantir cette effectivité.

Le récipiendaire a soutenu qu’après avoir analysé les avis des uns et des autres, que  l’effectivité des droits humains et libertés fondamentales peut être garantie par l’état des droits de l’homme et non pas seulement par l’Etat de droit au regard de l’analyse menée en RDC.

La particularité de sa recherche, a-t-il conclu, se fonde sur le résultat qui a spécifié la considération fondamentale que tout Etat de droit peut être apprécié par l’effectivité des droits humains et libertés fondamentales observée réellement en faveur de tous les êtres humains quels que soient leurs races, sexes, âges , origines  sur l’étendue de son territoire.

Cette thèse a été appréciée à sa juste valeur, par son promoteur le Pr Dieudonné Kalindye Byanuira de l’Université de Kinshasa (UNIKIN) et les co-promoteurs, les professeurs Benjamin Mulamba Mbuyi de l’UOM et Augustin Bulaimu  Wite-Nkate Myanda de l’UPN ainsi que le président du jury le Pr Albert Bope Lobo et d’autres membres du jury. ACP/Kayu

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