Atelier de sensibilisation de WILPF/RDC sur les violences domestiques et ses conséquences

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Kinshasa, 06 déc. 2019 (ACP).- La Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté (WILPF)/RDC a organisé vendredi dans la salle Polyvalente du ministère du Genre, famille et enfant, à Kinshasa, un atelier de sensibilisation des femmes, hommes et jeunes sur «les violences domestiques  ou conjugales et ses conséquences».

Selon la chargée des projets de WILPF/RDC, Mme Nathalie Yoka Mbombo, cet atelier organisé avec l’appui de l’ONG internationale TROCAIRE, s’inscrit dans le cadre de 16 jours d’activisme  axé cette année 2019, sous le thème : «Arranger votre monde : génération égalité se dresse contre le viol».

L’objectif visé, a-t-elle indiqué, est de sensibiliser les  participants particulièrement les jeunes sur les violences domestiques et de leur apporter des connaissances sur l’importance de lutter contre les violences sexuelles  et celles  basées sur le genre, les violences domestiques et leurs conséquences.

Mme Yoka qui a également exposé sur «l’historique de la campagne des 16 jours d’activisme», a souligné que la campagne des 16 jours d’activisme s’inscrit dans une stratégie visant à réclamer l’élimination de violence sexiste perpétrées par des personnes et des groupes dans le monde entier.

Cette campagne des 16 jours d’action contre le genre, a-t-elle dit, a commencé durant le premier Institut international pour le leadership des femmes organisé par le «Centre of women’s global institute leadership (CWGL) en 1991 et institué par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1999 comme Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Cette date a été choisie  en mémoire des sœurs Mirabel, de la République dominicaine, brutalement assassinées en 1960», a rappelé Mme Yoka, soulignant que cette Journée rend hommage aux femmes victimes de la violancee sexuelle et invite le monde entier à dénoncer la violence sexiste dans la période allant du 25 novembre au 10 décembre de chaque année.

En  RDC, a-t-elle signifié, la campagne des 16 jours d’activisme s’est déroulée du 25 novembre au 10 décembre 1996 après la quatrième conférence des femmes de 1995 à Beijing, initiée par l’ONG Eveil de la femme qui assurait le secrétariat exécutif du Réseau action femme (RAF) en collaboration avec les fondatrices dudit réseau notamment Antoinette Saya, Anne-Marie Mukwayanzo, Annie Kalonji, Dominique Munongo et les autres membres actifs , Sylvie Elenge, Sylvie caroline Mukendi, Yvonne Ngoyi, Eve Bazaiba, Joséphine Ngalula et Victorine Neka Nlandu.

Elle a précisé qu’une activité au départ assurée par les activistes des droits des femmes et qui se déroulait uniquement à Kinshasa, c’est en 1997 que la ministre Milulu Mamboleo, institutionnalisa ladite campagne, et en 2004 elle s’était étendue dans toutes les provinces sous le règne de la ministre Faida Mwangilwa, rappelant à cet effet, beaucoup d’activités réalisées en RDC autour de cette campagne.

Nécessité de mener des actions de plaidoyer  pour renforcer l’arsenal juridiuque sur les violences conjugales

Les participants à cet atelier ont recommandé aux  acteurs de la société civile à renforcer des actions de plaidoyer  susceptibles de renforcer l’arsenal juridique sur les violences domestiques.

Une autre recommandation à l’endroit de la société civile est celle d’étendre dans l’ensemble du pays la sensibilisation pour l’élimination de ces violences dans les familles.

Les participants ont demandé à l’Etat congolais de financer les ONG de la société civile qui travaillent sur ces questions du Genre, en faisant le suivi des activités de terrain .Ils ont été également recommandé à l’Etat congolais de renforcer l’application des lois existantes en la matière.

Pour l’harmonie et l’instauration de la paix en familles, les participants ont recommandé aux familles d’instaurer le dialogue permanent entre les parents, les enfants  et d’autres personnes avec qui on partage la vie ensemble pour des familles sans violences domestiques, en préconisant l’égalité des chances à tous les membres en famille.

D’autres sous thèmes ont été développés au cours de cet atelier,  sur : «les généralités sur violences domestiques», «les conséquences des violences domestiques sur les jeunes et les enfants» et «les conséquences psychologiques, socio-économiques , des violences domestiques sur les femmes», ont été abordés respectivement par Mme Sandra Ngoyi, chargée de la jeunesse de WILPF/RDC, Me Willy Mukangala ,avocat et le professeur à l’Université de Kinshasa, Nana Manwanina Kiumba. ACP

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