Les manifestants irakiens disent non à l’intimidation après la mort d’un militant

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Kinshasa, 26 déc. 2019(ACP).-  Les manifestants irakiens ont dit non aux tentatives d’intimidation de certains groupes armés sur la population après la mort d’un militant selon un constat mercredi des médias locaux cités jeudi  par des agences internationales de internationales de presse.

Les sources annoncent que plusieurs bureaux de partis politiques et de milices ont été mis à feu au même moment où un nouveau militant était enterré  mercredi.

La journée du 25 décembre s’est déroulée entre colère et larme. Une longue procession funéraire a accompagné le cercueil de Thaër al-Tayeb, recouvert d’un drapeau irakien. Son nom vient s’ajouter à la longue liste de près de 500 personnes tuées depuis le début des manifestations – et plus de 25 000 blessés, indiquent-on.

Le jeune homme était écouté et suivi dans sa ville du sud de l’Irak Diwaniyah. Il a été directement visé, puisqu’il est mort des blessures causées par l’explosion de sa voiture. A ses côtés se trouvait un autre militant, Ali al-Madani, qui a été hospitalisé.

Les menaces, assassinats et enlèvements ciblés, les exactions contre les manifestants se sont multipliées. Tandis que mardi soir un satiriste, Aws Fadhil, connu pour son programme télévisé, a échappé à des tirs visant sa voiture. Les Nations unies accusent les milices d’être à l’origine de cette campagne pour faire taire la révolte inédite contre le système politique irakien.

Les milices sont pour beaucoup aux ordres du grand voisin d’Iran, dont le pouvoir et l’influence sont rejetés par les manifestants. Ces derniers dénoncent une ingérence du pays. Les sièges de deux des plus importantes milices ont d’ailleurs été incendiés dans la nuit du 24 décembre. Le mouvement de contestation qui secoue le pays depuis début octobre est le plus important qu’ait connu l’Irak depuis 2003. De nombreux affrontements ont eu lieu dans plusieurs villes du pays.

À l’origine de la crise : les dirigeants jugés incompétents et corrompus par les Irakiens, qui exigeaient la refonte du système politique. Alors que le gouvernement a démissionné depuis maintenant un mois, la classe politique tente de s’accorder sur le nom d’un nouveau Premier ministre.

Mardi 24 décembre, le Parlement a approuvé l’unique réforme proposée depuis le début de la révolte concernant le mode de scrutin, qui sera désormais uninominal, et non plus un complexe système mêlant proportionnelle et scrutin de listes. ACP/Zng/May/Cfm/Nig

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