Début sous tension du procès de l’opposant cambodgien

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Kinshasa, 15 janvier 2020 (ACP) – Le procès de l’opposant Kem Sokha accusé de trahison et d’avoir voulu renverser le gouvernement  du Premier ministre Hun Sen avec le soutien des États-Unis, s’est ouvert mercredi matin à Phnom Penh, ont rapporté les radios étrangères captées à Kinshasa.

Les sources indiquent que la Cour a suspendu l’audience suite à  l’ambiance tendue qui a régné autour des installations judiciaires.

Aucune organisation de défense des droits de l’Homme n’a eu accès à l’audience et très peu de médias indépendants. Selon le porte-parole du ministère de la Justice, c’est faute de place et de moyens.

 Des représentants des Nations unies, malgré tout, ont pu y accéder, mais il faut dire que depuis vendredi 10 janvier, la Cour municipale de Phnom Penh a décidé de ne réserver que trente places pour les observateurs. Donc une bonne partie pour les ambassades.

Une situation largement critiquée par plusieurs organisations de défense des droits humains, qui réclament plus de transparence et qui sont malgré tout venues observer la situation devant la Cour. Elles rappellent que l’audience est censée être publique.

Vers midi, Kem Sokha a quitté la Cour, alors que l’audience est suspendue. Il a adressé quelques rapides signes de la main depuis la voiture qui le conduisait, sous le regard de soutiens. Plusieurs dizaines de personnes sont venues l’encourager, malgré la présence de nombreuses forces de sécurité qui peuvent avoir un caractère intimidant, selon les ONG.

Quant à ce qui s’est dit à la Cour, d’après les quelques médias et quelques sources qui y étaient présents, les débats ont principalement porté sur une vidéo datant de 2013. Dans un extrait d’environ trois minutes, Kem Sokha parle de sa stratégie politique pour changer de gouvernement dans un pays démocratique. Il évoque également le soutien qu’il a reçu de la part des États-Unis dans l’élaboration de sa carrière politique.

Cette vidéo est l’une des principales preuves représentées par l’accusation dans l’affaire. Les charges qui pèsent contre lui pour trahison ne datent pourtant que de 2017, alors que la vidéo est connue depuis longtemps. La défense demande à ce qu’elle soit diffusée dans son intégralité. L’audience devait reprendre vers 14h30, heure locale. Et le procès pourrait durer jusqu’à trois mois. ACP/Fng/Kji/GGK/Thd/NKV

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