Le journaliste François Siki Ntetani de l’ACP s’est éteint à Kinshasa

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Kinshasa, 21 janvier 2020 (ACP).- Le journaliste François Siki Ntetani Mbemba, directeur-rédacteur en chef du desk des Sports à l’Agence congolaise de presse (ACP), est décédé lundi, à la clinique Ngaliema, où il était admis à la suite d’une crise.

Né à Kinshasa le 11 mai 1948, il obtient en juillet 1969 son diplôme d’Etat, en chimie-biologie, avant de s’inscrire à la faculté des sciences à l’Université Lovanium, actuellement Université de Kinshasa (UNIKIN).

Doté des talents journalistiques, il ne tarde pas de rejoindre le secteur de la presse. Journaliste professionnel, François Siki anime la rubrique sportive à l’hebdomadaire Masano de 1972 à 1973, avant de prester dans la même rubrique en qualité de secrétaire de rédaction, cette fois-ci, au journal Salongo (1973-1977).

Il quitte le quotidien Salongo, au cours de l’année 1977 pour le Journal «Ye», où il prend la direction de la rédaction en qualité de rédacteur en chef jusqu’à 1981.

Au cours de la même année, il est embauché en juillet 1981 au Groupe 1-2-3 de Luambo Makiadi, en qualité de Chargé de la presse. Il démissionnera du Groupe quatre mois plus tard, soit en novembre de la même année.

L’année qui a suivi, il est engagé comme journaliste à l’Agence Zaïre Presse (AZAP), aujourd’hui Agence congolaise de presse (ACP), au grade de Rédacteur principal 1ère échelon et affecté au desk des sports.

Travailleur et professionnel dans l’exercice de sa profession, il gravit tous les échelons rédactionnels pour être nommé le 11 septembre 2015, rédacteur en chef du desk des sports.

Grand  reporter sportif, il a couvert des grandes compétitions, aussi bien au plan national qu’international. L’annonce de sa mort a créé une vive émotion au sein de l’ACP. Il quitte la terre des hommes à l’âge de 72 ans.

Amoureux du ballon rond, François Siki jusqu’avant sa mort, était membre du Conseil suprême de l’AS V.Club et 1er vice-président de l’Association des journalistes sportifs du Congo (AJSC).

Des témoignages émouvants en hommage à l’illustre disparu

Très ému par le décès de François Siki, le directeur général de l’ACP, Lambert Kaboyi, a déploré cette perte incommensurable pour l’ACP. Il a exprimé ses profonds regrets  d’avoir perdu un collaborateur travailleur, rigoureux et plein de sens de responsabilité dans l’accomplissement de sa tâche, avant de présenter ses condoléances les plus attristées à la famille biologique du défunt et à l’ensemble du personnel de l’ACP.

Le directeur de la rédaction de l’ACP, Mathieu Yoha, a reconnu de l’illustre disparu, la qualité d’un grand journaliste sportif, avec un caractère laborieux sans égal, son écriture et son style particulier.

Il a apprécié ses prestations, car âgé de plus de 70 ans, il était infatigable dans le travail et manifestait la sympathie, la compassion ainsi que l’hospitalité envers ses frères et collègues.

Pour Séraphin Nkiere May, grand reporter au desk Nation, feu Siki fut un grand ami de plus de 30 ans, avec qui «nous avions certaines confidences professionnelles».

François Siki fut un grand reporter qui aimait le sport par conviction et par amour, et étant rédacteur en chef du  desk des sports, ce grand chevalier de la plume était de la même lignée de grands journalistes sportifs,  à l’instar de Ngolu Salimba et Matope Kibili, a-t-il reconnu, notant en définitive que l’ACP a perdu un monument.

La disparition de Siki, un coup de tonnerre dans le monde sportif congolais

Le monde sportif pleure François Siki : «Connu pour sa proximité avec la nouvelle génération des journalistes sportifs, «Papa Siki» comme les jeunes chevaliers de la plume aimaient l’appeler de son vivant, était toute une bibliothèque sportive. Il avait l’art d’écrire des articles de presse, faisait de bonnes analyses sportives et avait un  grand cœur».

La valeur professionnelle de Siki a engendré l’unanimité auprès de tous les confrères du domaine des sports. En effet, «plusieurs journalistes sportifs de la RDC et ceux évoluant à l’étranger le consultait souvent pour enrichir leurs connaissances sur l’histoire du sport national puisqu’il avait vécu l’évolution de ce secteur». «Grâce à lui, j’ai appris à analyser une rencontre de football, reconnaît le journaliste Aimé Katumba du journal « Le Potentiel », paraissant à Kinshasa. Tandis que Sylvie Meya de la rédaction sportive de Top Congo FM considère qu’«un monument s’en est allé».

Mathieu Ndaye Ilambweshi, journaliste sportif à la chaîne de télévision AA, a rappelé les bons souvenirs gardés de feu François Siki, indiquant, qu’il encourageait et fortifiait les jeunes journalistes sportifs. «Quand je suis arrivé à la presse sportive, il m’a adopté, durant plus au moins 12 à 13 ans «Papa Siki», comme on l’appelait m’a conseillé d’être sérieux dans ce que je fais et d’aimer mon travail».

François Siki fut un grand homme dans la presse sportive qui détenait l’historique de l’AS V.Club, auprès de qui, les générations montantes allaient se ressourcer, avant de signifier que «l’illustre disparu est une bibliothèque qui s’en va, un homme jovial, humble et non conflictuel, marqué par un travail bien fait». ACP/Fng/ZNG/MPK/KJI

  

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