Décès à Paris du saxophoniste camerounais Manu Dibango

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Kinshasa, 24 mars 2020 (ACP).-Le célèbre saxophoniste et chanteur camerounais de world jazz, Emmanuel N’djoké Dibango, plus connu sous le sobriquet de « Manu Dibango » est décédé, mardi, à l’âge de 86 ans de suite de la pandémie du Coronavirus « COVID-19 », dans un hôpital de la région parisienne, a annoncé, le même jour, sa famille.

Testé positif, sa contamination avait été annoncée le 18 mars dernier par sa famille, ajoute la source, indiquant que ses obsèques seront organisés dans la stricte intimité familiale et un hommage national lui sera rendu ultérieurement.

Il est l’auteur de plusieurs albums qui ont fait de succès en Afrique. A l’aube des indépendances africaines, il a participé aux cotés des musiciens  congolais notamment  Kabasele Tshamala alias Kalle Jeff, de l’Africa Jazz  à l’enregistrement de la célèbre chanson « Indépendance Cha-Cha Cha » du  Congo Léopoldville.

Très connu à Kinshasa, Manu Dibango a presté au sein de l’Africa Jazz comme saxophoniste solo avec Kasanda wa Milakayi, alias Dr Nico, Roger Izeidi Monkoy et autres Mulamba Joseph alias Mujos, etc.

Il s’est retrouvé ensuite à Paris en France avec les musiciens congolais de Kinshasa de Brazzaville et du cubain Gonzalo au sein de l’ensemble African Team, où ils ont enregistré plusieurs chansons.

Créateur du festival « Soir village » en 1997, il a été invité en 2001 par le chanteur congolais Noël Makanda Werrason pour une collaboration dans la chanson humanitaire « Croix-Rouge » tirée de l’album « Kibwisa Mpimpa »  en compagnie de la chanteuse Nathalie Makoma.

Il était considéré comme une légende vivante de l’afro-jazz, parrain officiel de la 20ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), en 2007. Il est nommé témoin de la Francophonie le 8 septembre 2015, par le secrétaire général Michaëlle Jean pour les Jeux olympiques et paralympiques de Rio 2016, au Brésil.

Décoré chevalier de la légende d’honneur en 2010 au Cameroun, il  reçoit la médaille de Vermeil de la ville de Paris en France, Manu Dibango laisse derrière lui une veuve et 4 enfants.

Né le 12 décembre 1933 à Douala  au Cameroun, il état surtout connu à travers sa célèbre chanson « Soul Makossa », surnommé « Papagroove ».

Une légende qui s’en va, selon le milieu culturel congolais

 La star de la musique congolaise, Koffi Olomide, s’est dit attristée de la disparition de la légende du Jazz et a souhaité beaucoup de courage à toute sa famille dans ces moments difficiles. « Je vous adresse mes sentiments les plus sincères. Repos éternel légende », a-t-il conclu.

«Grand frère Manou Dibangu (86 ans) une âme qui a tant influencer la musique africaine. Grand frère un poète, un écrivain, un artiste et un sage protecteur », a reconnu le chanteur congolais Noël Ngiama Makanda « Werrason », avant de souligner qu’il a été son invité au concert de l’Olympia. Il a également présenté ses condoléances à sa famille biologique et au peuple camerounais et à ses fans à travers le monde.

L’animateur congolais, Mayuma Buya, alias « Neveu national », a reconnu le parcours de cette légende dans le milieu congolais. «  Les Camerounais sont les amoureux du Congo, l’illustre disparu a habité les communes de Kinshasa et Barumbu et fut également un ancien de Africa Jazz et Africa Fiesta. Il a été  musicien de Kalle Jeff, fanatique de la rumba congolaise et ami de Tabu Ley Rochereau, Roger Izeidi et Dr Nico Kasanda ». ACP/FNG/CL/KJI/MPK

 

 

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