Le gouvernement encouragé à pérenniser les acquis du projet PNAV au profit de la RVF

0
136
Siège de RVF à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Kinshasa, 20 mai 2020 (ACP).- M. Gabriel Mokangu, directeur technique de la Régie des voies fluviales (RVF), a encouragé le gouvernement à pérenniser et à capitaliser les acquis du Projet de navigation des voies fluviales et lacustres (PNAV), qui a réussi à mettre sur pied un album de navigation du fleuve Congo et de ses affluents, spécialement la rivière Kasaï.

M. Mokangu a lancé cet appel dimanche lors de son intervention au cours d’une émission télévisée sur une station émettant à Kinshasa.

Il a indiqué que ledit projet a doté la RVF des matériels et des équipements qui lui permettent désormais d’exécuter des travaux de dragage sur le fleuve. Pour ce faire, a-t-il poursuivi, le PNAV a doté la société entre autres, d’un bateau lui permettant la réalisation des travaux de sondage et de profondeur, de deux bateaux pour le dragage et d’un bâtiment pour abriter les bureaux.

Selon lui, les travaux de balisage et de signalisation effectués grâce à ce projet, permettent aujourd’hui aux navires de naviguer en toute sécurité et que le personnel navigant notamment, les Armentières sont désormais informés du niveau d’eau, des endroits ensablés ou dangereux du fleuve.

Pour le directeur technique de la RVF, il serait souhaitable que le gouvernement mette des moyens financiers nécessaires à la disposition de la société pour pérenniser les acquis du projet PNAV qui touche à sa fin en cette année 2020. Pour rappel, ledit projet est financé par l’Union européenne (UE) pour un montant de près de 60.000.000 (soixante millions) USD.

Covid -19: le dragage  du fleuve  Congo, une ressource pour  resilier   la dépendance l’économie congolaise

Par ailleurs, M. Christophe Kazumba, Expert à la RVF et économiste, a pour sa part, estimé que le fleuve Congo est une ressource potentielle et que son dragage régulier et complet constituent des atouts majeurs pouvant permettre de résilier avec la dépendance de l’économie congolaise caractérisée par l’exportation des produits de grande consommation tels que le poisson, le riz, la semoule de maïs en cette période où la coronavirus (covid-19) affecte le secteur de production.

Il l’a fait savoir à l’ACP. Selon lui, avec plus de 1.700 km des voies de navigables, le fleuve Congo et ses affluents, il constitue une route navigable devant permettre l’acheminement des produits agricoles vers les grands centres de consommation, sans trop de difficultés.

Il a ajouté que depuis les âges, le fleuve Congo et ses cours d’eau ont toujours été considérés comme des ressources importantes qui, à défaut de mobiliser beaucoup d’argent pour relancer les secteurs producteurs congolais, le fleuve peut, lui, contribuer rapidement à la relancer en utilisant peu de moyens financiers.

 » En cette période d’état d’urgence sanitaire, le gouvernement a autorisé la navigation des navires de cargaison en vue d’approvisionner la ville de Kinshasa en denrées de première nécessité. Cela a un aspect positif car cela encourage la population à consommer les produits locaux, ce qui occasionnera l’émergence de la classe moyenne essentiellement constituée de producteurs congolais » a-t-il conclu. ACP/Kayu

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here