La lutte chimique en agriculture contribue à la baisse du rendement cultural, selon un expert de l’UNILU

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Lubumbashi, 23 mai 2020 (ACP).- Le master en gestion de ressources naturelles et préservation de l’environnement de l’Université de Lubumbashi (UNILU), Preci Mpia, a indiqué que la lutte chimique utilisée en agriculture a un impact négatif sur la biodiversité et contribue à la baisse du rendement des cultures et à la disparition de certaines espèces dont les abeilles qui sont indispensables dans la production végétale.

Il a fait cette déclaration au cours d’une entrevue qu’il a eu, jeudi avec l’ACP, en marge de la commémoration de la journée mondiale de l’abeille célébrée le 20 mai de chaque année.

Preci Mpia a, à cette occasion, fait savoir que la diversité des fruits consommés et commercialisés issus de l’agriculture est favorisée par la pollinisation qui est un processus par lequel  la  fécondation des fleurs se fait par les insectes en vue de produire les fruits et grains avec une participation évaluée à 35% concernant l’abeille.

Cependant, il a déploré le fait que les insecticides et fongicides utilisés par les agriculteurs sont nocifs et tuent progressivement ces insectes dont en majorité les abeilles ayant comme effet rebond, la baisse du rendement de cultures.

Les agriculteurs de Lubumbashi invités à utiliser la lutte biologique

Au regard du méfait causé par les produits chimiques, Preci Mpia, a invité les agriculteurs de Lubumbashi à utiliser la lutte biologique, une pratique durable qu’il faut promouvoir et vulgariser, a-t-il indiqué. Il a souligné, par ailleurs, le fait que les fruits, grains et légumes issus de l’agriculture biologique sont sains et vendus à des prix rémunérateurs, une opportunité que doivent saisir les agriculteurs, a-t-il ajouté. ACP/Kayu