Les tenanciers des cash power pris pour cible des mains armés à Beni

0
946

Beni, 23 mai 2020 (ACP).- Un tenancier d’une maison du transfert d’argent par Airtel Money et M-pesa ainsi que de la revente des crédits et autres cartes prépayées a été assassiné,  mardi, au quartier Butsili, commune Mulekera, à 19h 30 minutes alors qu’il revenait de travail.

Le chef de ce quartier, Josué kambale Musanzalire, a indiqué à l’ACP que ce deuxième cas est perpétré par un homme armé en tenue militaire qui a abattu par balle  Justin Muhindo Vailanda, âgé d’environ 30 ans qui a rendu l’âme après son admission en urgence à l’hôpital général de référence de Beni pour des soins approprié.

Le lieutenant Antony Mwalutchay, porte-parole des Opération sukola 1 à Beni, clarifie que ceux qui ont tués ces civiles à Beni ne sont pas les éléments des FARDC ni de la PNC, mais plutôt ce sont des stratégies de l’ennemi qui fait à tout prix pour opposer la population à son armée, avant d’indiquer que des enquêtes ont été ouvertes pour retrouver l’assassin de  Justin Muhindo Vaylanda afin qu’il réponde de ses actes devant les instances judiciaires.

Par ailleurs, le conseil local des jeunes de quartier par le canal de son président, Karim kakule, a plaidé pour la réinstallation d’une position de la PNC qui a été dégarnie il y a quelques jours afin de protéger les personnes et leurs biens dans cette contrée.

La mâtiné de ce mardi a été agitée par une foule des jeunes en colère dans cette partie de la commune Mulekera tandis que des boutiques, kiosques et autres alimentations sont resté fermé toute la journée. Les mouvements citoyens ont décrété une  journée de deuil ce jeudi à Beni où presque toutes les activités sont restées paralysées tandis que quelques blessés par balle ont été enregistrés.

Le comité urbain de sécurité a attribué, pour sa part, la recrudescence des cas d’assassinats diurnes et nocturnes aux militaires et policiers incontrôlée qui pullulent dans la ville, mais aussi à la fin progressif de la riposte contre la MVE à Beni, où certains jeunes qui y travaillaient ne supportent plus la crise post riposte, a-t-on décrié. ACP/Kayu