Covid-19 : The Lancet annonce le retrait de son étude sur l’hydroxy chloroquine

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Kinshasa, 06 juin 2020 (ACP). – La revue scientifique britannique « The Lancet » a annoncé, jeudi 4 juin, le retrait de l’étude publiée le 22 mai dans ses colonnes, qui suggérait que l’hydroxy chloroquine, associée ou non à un antibiotique comme l’azithromycine, augmentait la mortalité et les arythmies cardiaques chez les patients hospitalisés pour Covid-19, ont rapporté vendredi les médias étrangers.

Selon la source, cette étude avait été suivie dans certains pays structurés et particulièrement en France d’une abrogation de la dérogation qui permettait l’utilisation de cette molécule contre le nouveau coronavirus SARS-CoV-2 et de la suspension d’essais cliniques destinés à tester son efficacité.

Le New England Journal of Medicine (NEJM) a fait de même pour un article publié le 1er mai 2020 dans ses colonnes, qui déclarait que la prise de traitements antihypertenseurs n’avait pas d’influence sur la gravité de Covid-19. Dans les deux cas, l’auteur principal de l’étude était MandeepMehra (Harvard MedicalSchool) et les données provenaient de Surgisphere.

Dans un communiqué, The Lancet indique que le retrait de l’article a été demandé par trois des coauteurs – mais pas par Sapan Desai, le chirurgien et fondateur de la société Surgisphere qui était supposé avoir collecté les données médicales de 96 000 patients « dans 671 hôpitaux sur six continents ».

MandeepMehra, Frank Ruschitzka (hôpital universitaire de Zurich) et Amit Patel (université de l’Utah) « n’ont pas été en mesure d’effectuer un audit indépendant des données qui sous-tendent leur analyse », écrit The Lancet.

En conséquence, ils ont conclu qu’ils « ne peuvent plus garantir la véracité des sources de données primaires. The Lancet prend les questions d’intégrité scientifique extrêmement au sérieux, et il y a de nombreuses questions en suspens concernant Surgisphere et les données qui auraient été incluses dans cette étude ». ACP/Kayu