L’Assemblée nationale déplore » le scandale « perpétré vendredi au Palais du peuple par la Police nationale

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Kinshasa, Kinshasa, 14 juin 2020 (ACP)-.Le rapporteur de l’Assemblée nationale, Musao Kalombo Mbuyu Célestin, s’est indigné, au nom du bureau de la chambre basse du Parlement, des actes  de la police, sur instruction du procureur général près le Conseil d’État, vendredi au siège du Parlement au palais du peuple.

Dans un communiqué parvenu samedi à l’ACP, le rapporteur de l’Assemblée nationale réitère la condamnation, «  avec la dernière énergie » le spectacle désolant dont les députés nationaux et sénateurs ont été victimes le vendredi, de la part des éléments de la police, sensés veiller au principe de l’inviolabilité du Palais du peuple, siège du parlement , et de la violation des lois sur la réquisition de force publique. 

Dans le même  ordre d’idées, l’Assemblée nationale condamne  les violences perpétrées dans la foulée par les militants d’un certain parti politique, à l’endroit des élus légitimes du peuple congolais, des députés nationaux, comme  Lombaku, Kabange Numbi et bien d’autres. 

Pour le rapporteur  de l’Assemblée nationale Célestin Musao, « c’est  du jamais vu ni vécu dans l’histoire  de la RDC, depuis la Conférence de Berlin en 1885 jusqu’en 2019. C’est carrément inacceptable », a-t-il dit dans le communiqué. 

« Nous allons de recul en recul, alors qu’il y a deux ans, au terme des élections générales de décembre 2018, l’ensemble de la communauté nationale a vécu   avec un ouf de soulagement, la grande et inédite cérémonie historique marquant le tout premier transfert pacifique du pouvoir au sommet de l’Etat congolais », a-t-il regretté. 

Toutefois, il a salué l’esprit de responsabilité dont a fait montre le même vendredi, le vice-Premier ministre, ministre de la Justice et garde des sceaux pour la levée des barricades érigées sur le site du Palais du peuple, sous prétexte « de la réquisition de force publique,  du reste illégale », selon lui.   

Le bureau de l’Assemblée lance un appel aux uns et aux autres à la conscience patriotique, eu égard à ce qui unit le peuple congolais par rapport à notre destin commun.

Selon le rapporteur de l’Assemblée nationale, nulle part au monde le pouvoir judiciaire a déjà défié le pouvoir législatif.

Le bureau de cette chambre promet par voies légales  de solliciter des poursuites judiciaires contre les auteurs de ces actes, car, Il existe ce que «  nous appelons la courtoisie institutionnelle et le respect des règles établies ». ACP/Kayu