Les décideurs appelés à renouveler leurs engagements sur les droits des enfants

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Kinshasa, 18 juin 2020 (ACP).- Deux enfants reporters encadrés par le REIPE, Ketsia Passou et Aristote Mampuya ont appelé, mardi, au cours d’une conférence de presse, les décideurs congolais à renouveler leurs engagements visant la promotion des droits des enfants durant ce moment de la pandémie de la Covid-19.

Selon ces derniers, le gouvernement avec ses partenaires, dont le Fonds nations Unies pour l’enfance (UNICEF) doit travailler efficacement pour atténuer les tendances négatives liées en matière des droits de l’enfant.

La RDC a l’obligation de poursuivre la concrétisation des engagements pris envers la communauté internationale, à travers la ratification des instruments juridiques des droits de l’enfant dont la Convention des droits de l’enfant (CDE) et la charte africaine pour les droits et le bien-être de l’enfant, ont t-ils laissé entendre.

Pour Mlle Passou, enfant reporter, un élève de scientifique ne peut pas suivre le même cours qu’un élève de la section coupe-couture, moins encore celui qui fait l’électricité, il est difficile que l’enseignant réalise que le cours est bien assimilé, a-t-elle révélé.

De son côté, Aristote Mampuya a souligné qu’il n’y a pas d’interaction entre l’enseignant et l’apprenant. « Comment poser une question pendant le cours quand on ne comprend pas? », s’est-il interrogé, ajoutant que la formation consiste à entendre et comprendre.

Ces enfants reporters reconnaissent que les cours dispensés à la télévision est une bonne initiative du gouvernement mais elle n’est pas adaptée au contexte congolais.

Par ailleurs, pendant cette période de la pandémie de coronavirus, ces enfants, qui sont des leaders dans leurs milieux respectifs, contribuent à leur manière à la sensibilisation à la COVID-19. En réalisant des vidéos sur les sujets qui les touchent dont la situation des enfants en rupture familiale communément appelés «shegués».

Une pandémie qui freine les avancés en faveur des enfants

Par ailleurs, le coordonnateur national de cette structure, Jean Pontien a laissé entendre que la pandémie de la Covid-19 freine les avancés enregistrées sur les thématiques liées aux droits des enfants telles que l’éducation, la santé, la survie et leur participation.

Malgré les mesures prises pour empêcher la propagation de cette maladie, celles-ci ont conduit à des privations momentanées des droits de l’enfant. Il y a de cela 4 ans ou 5 ans la moyenne était un enfant sur 4 enregistré à l’état civil, mais des efforts fournis ces dernières années avec l’appui des certains partenaires techniques et financiers (UNICEF) ont ramené ce taux presque à 2 enfants sur 4 enregistrés. Mais à cause de cette pandémie, on peut remarquer que les services d’État civil ne fonctionnent pas comme avant parce que les personnes sont appelées à rester chez elles.

Sur le plan de la santé, il y a plusieurs personnes qui ont peur de se rendre aux centres de santé au risque de se faire contaminer, mettant en péril la vie des enfants et empêchant ces derniers de bénéficier des soins de santé convenable.

Placée sous le thème : « L’impact de la Covid-19 sur l’implication de droit de l’enfant en RDC », la célébration de la journée de l’Enfant africain (JAE) rappelle les manifestations des écoliers de Soweto, une banlieue de Johannesburg en Afrique du sud, lesquels réclamaient contre la mauvaise qualité de l’enseignement. ACP/Kayu