Vers l‘amélioration des conditions carcérales des femmes et des enfants en RDC

0
264

Kinshasa, 18 juin 2020 (ACP).- La ministre d’état, ministre du Genre, famille et enfant,Béatrice Lomeya Atilite a promis d’utiliser la stratégie nationale révisée de lutte contre les violences basées sur le genre pour mettre fin aux violences contre la femme dans les milieux de détention afin d’offrir des conditions d’hébergement humaines et acceptables aux femmes, enfants et bébés dans les différentes prisons de la RDC.

Béatrice Lomeya qui s’exprimait lundi à Kinshasa à l’ouverture de l’atelier de plaidoyer pour une stratégie de prise en charge des femmes et des enfants en milieu carcéral, a indiqué qu’en RDC la femme représente une minorité de la population carcérale, soit 2%, est victime des violences sous toutes ses formes. Elle a, à cet effet, préconisé des actions solides pour éliminer ce fléau dans les milieux carcéraux.

L’objectif de ces assises, a dit la ministre du genre, consiste à mettre en place des stratégies d’intervention en vue de promouvoir le genre et la protection des mineurs dans les prisons en RDC.

Le représentant adjoint du secrétaire général des Nations Unies en charge des opérations et état des droits en RDC, a  pour sa part,  souligné la nécessité de reconsidérer la situation actuelle de la femme en détention dans les prisons. Car, a-t-il poursuivi, celle-ci constitue un groupe ayant des besoins spécifiques, physiologiques et biologiques se caractérisent par des vulnérabilités et besoins particuliers qui diffèrent de ceux des hommes, a des préoccupations propres liées à sa nature féminine et au genre, a-t-il fait savoir.

Il a déploré du fait que la femme est souvent victime des traitements défavorables et discriminatoires, spécialement dans les zones où opèrent encore dans les groupes armés et les régions post-conflits. C’est pourquoi le vice-premier ministre de la Justice et garde des sceaux, Tunda ya Kasende, qui a ouvert cet atelier a invité les experts à réfléchir sur les solutions à mettre en place à court, moyen et long  terme en vue de changer les conditions de détention en prison des femmes et des enfants, tout en insistant sur la nécessité de prendre en compte les nourrissons qui se retrouvent avec leurs mères en prison.

Cette rencontre de deux jours qui s’inscrit dans le cadre de la réforme des administrations pénitentiaires pour les rendre conformes aux normes internationales,  est appuyée par la Mission des Nations Unies pour la stabilisation de la RDC (MONUSC) à travers son unité d’appui à l’administration pénitentiaire sous le leadership du gouvernement congolais. ACP/Kayu