Le peuple congolais appelé à tirer les leçons de la pandémie de Coronavirus

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Kinshasa, 19 juin 2020 (ACP). Le communicateur du FCC, l’ambassadeur André-Alain Atundu Liongo, a appelé le peuple congolais à tirer les leçons  de la pandémie de Coronavirus pour affronter les défis du futur, au cours d’un point de presse qu’il a tenu jeudi, à Kinshasa.

Pour André-Alain Atundu, cette crise vient de relever à la face du monde les limites du mythe de la supériorité du modèle occidental. En effet, a-t-il dit, les Etas réputés les mieux gouvernés et organisés ont subi l’humiliation de l’impuissance face à l’hécatombe de leurs populations. Car, avec des moyens dérisoires, les Etats africains ont mieux résisté.

Il a également fait savoir qu’il s’observe trois approches face à cette pandémie, à savoir : l’approche occidentale basée sur le confinement au regard de la progression de la pandémie dans leurs Etats, de l’approché asiatique reposant sur la discipline  individuelle et collective ( Taiwan et HongKong ont mieux fait face à la maladie que New-York) et l’approche africaine , ignorée et méconnue, sur base de la pharmacopée traditionnelle et la pratique de l’inhalation dans le bain chaud des plantes médicinales comme le lumba-lumba, les feuilles de manguier, l’eucalyptus…

Les succès des approches autres qu’occidentale est de nature  à pousser les Africains  à rechercher d’autres paradigmes, a-t-il encore souligné avant de stigmatiser le rôle néfaste de l’internet dans la propagation des rumeurs, de fausses informations, des intoxications, dans un objectif inavoué, soit mercantiliste soit idéologique, pour sauver la suprématie du modèle occidental de gouvernance.

Cette crise, a-t-il encore souligné, démontre la nécessité d’une gouvernance stratégique  pour conduire l’économie de notre pays et la République  à travers les écueils des relations internationales consécutives au COVID-19.

La suractivité judiciaire dans le procès des 100 jours

Parlant  notamment du procès liés aux cents jours du Chef de l’Etat et des incidents au Parlement, André-Alain Atundu, a stigmatisé la suractivité judiciaire qui, selon lui, risque d’avoir un impact négatif sur l’image du pouvoir judiciaire et des magistrats s’ils « se bornent à suivre aveuglement les pressions de l’opinion, les réseaux sociaux, les interventions politiques.

« La justice  qui élève une nation est celle dont le pouvoir est capable d’arrêter les autres pouvoirs, de mettre un frein à la propension interventionniste du pouvoir exécutif, sans préjugé, sans complaisance rien que sur la base du strict respect de la procédure, de l’Autorité hiérarchique du Parquet à travers le ministère de la Justice et selon l’intime conviction du juge », a-t-il souligné.

« Face à l’effervescence des députés, d’une part, et auregard de la fébrilité des Magistrats, d’autre part, il convient que la retenue et la mesure soient la règle d’or sinon la Loi suprême dans le chef des acteurs politiques et sociaux pour permettre aux juridictions de jouer judicieusement et adéquatement leur rôle d’hypotenseur social », a-t-il encore indiqué.

Les professeurs de l’UNIKIN appelés à faire une proposition réaliste

Le communicateur du FCC a  également abordé la question de la revendication sociale des professeurs de l’UNIKIN pour laquelle il a appelé ce corps d’élite à faire une proposition réaliste eu égard aux effets pervers de la crise internationale consécutive au COVID-19, sur le budget de la République.

Selon lui, leur proposition donne l’impression d’une démarche démagogique en associant le petit peuple à leur sort plutôt qu’inspirée par la volonté de participer à la recherche d’une solution réaliste, bénéfique pour l’ensemble de nos populations.

Parlant des relations tendues entre le Conseil d’Etat, pouvoir judiciaire  et l’Assemblée nationale, pouvoir législatif, il a fait savoir que ces relations doivent être considérées avec sagesse, maturité et ouverture d’esprit, dès lors que la décision du Conseil d’Etat sur la requête du député national Kabund pouvait porter atteinte à l’autonomie de l’Assemblée nationale.

Selon lui, les modalités  d’exécution de cette décision ne pouvaient ignorer la séparation constitutionnelle des pouvoirs ni le principe sacro-saint de l’inviolabilité  du Parlement en tant que Palais du souverain primaire.

L’attitude du député Kabund vis-à-vis  de son Autorité morale, qui lui avait déjà choisi un successeur, laisse aux partenaires de la coalition l’impression  qu’il évolue en élection libre. ACP/ Kayu