Le Président Félix Tshisekedi lance le Programme multisectoriel d’urgence d’atténuation des impacts de la COVID-19 en RDC

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Kinshasa, 19 juin(ACP).- Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a présidé jeudi a un Pullman hôtel à Kinshasa, la cérémonie du lancement du Programme multisectoriel d’urgence d’atténuation des impacts de la COVID19 en République démocratique du Congo.

Le Chef de l’État a, dans son discours de circonstance, déclaré que ce programme symbolise la détermination du gouvernement de la République de prendre à main et de répondre activement, et à court terme, aux effets d’entraînement de la pandémie de Coronavirus, avec l’objectif d’atténuer, autant que possible,  les impacts de celle-ci, en particulier sur les plans économique et social.

« Le lancement de ce programme d’urgence intervient dans un contexte tout particulier de l’état d’urgence qui a changé sensiblement notre mode de vie », a-t-il dit, avant de rappeler  

qu’en mars 2020, il s’était adressé à la Nation pour attirer l’attention de la communauté nationale sur l’existence de l’épidémie de Coronavirus et pour annoncer les différentes mesures, prises en son temps, pour faire face à la COVID19 et qu’il a, par la suite, renforcées dans le cadre de la riposte a la COVID19.

Tout en félicitant les efforts déployés par toutes les équipes impliquées dans la riposte jusqu’à ce jour, le Chef de l’État a encouragé la population congolaise à observer, pour le bien-être de toutes et de tous, les différentes mesures et gestes barrières annoncées.

Pour le Chef de l’État, il est tout aussi vrai, qu’en dépit des efforts déployés dans le cadre de cette riposte contre la COVID19, on a malheureusement déploré et on continue à déplorer de nombreux cas de décès des suites de cette maladie.

Le personnel soignant dont il a salué la bravoure, n’est pas épargné, a-t-il souligné. Il a , à cet effet,  a adressé ses sincères condoléances aux familles éprouvées du fait de la COVID-19.

Le programme est évalué  à 2.610.622.000 USD

Auparavant, Elysée Munembwe Tamukumwe, vice-Premier et ministre du Plan, qui a présenté ce programme basé sur une étude sur les impacts socioéconomiques de la COVID-19 en RDC, a indiqué qu’il est évalué à 2,610 milliards USD.

La vice-Premier ministre , ministre du Plan a affirmé que pour faciliter les arbitrages de ressources, les actions ont été placées en priorité suivant trois modalités, à savoir les URGENCES »1″, les  APPUIS À L’URGENCE » 2″ et le STRUCTUREL »3″.

Elle a ainsi indiqué que les coûts provisoires ont été estimés respectivement à USD 1787.790.000, pour les urgences, USD 513.250.000 pour les appuis à l’urgence et USD 309.580.000 pour les projets et les réformes structurelles.

En ce qui concerne particulièrement les mesures ou les actions d’urgence dont le coût est estimée à USD 787.790.000, la situation se présente de la manière suivante: 15% pour la riposte sanitaire ; 41% pour l’atténuation des effets sur le cadre macroéconomique et le soutien à la relance des secteurs productifs; et 44 % pour la préservation des conditions de vie de la population pendant cette période de crise.

Selon ses concepteurs, a-t-elle dit, ce programme permet ainsi de  renforcer, coordonner et concrétiser les mesures sanitaires et sécuritaires idoines et urgentes prises par le Chef de l’Etat ,   limiter la détérioration du bien-être social et servir de balise à la relance pour revenir à la trajectoire de référence du PNSD une fois la pandémie sous-contrôle.

Il permet aussi de mutualiser toutes les mesures tangibles et opérationnelles proposées par les acteurs étatiques et non étatiques dans le but de nourrir le collectif budgétaire et de mobiliser les ressources auprès des partenaires au développement pour l’atténuation des effets de la COVID-19.

Elysée Munembwe Tamukumwe a expliqué que la stratégie de financement portera sur la capacité actuelle d’endettement du pays, le Paiement pour le Service des Ecosystèmes, la maximisation des recettes publiques en luttant notamment contre le coulage, la mobilisation de l’aide au développement, la diversification des sources de financement privé via notamment le PPP et la mise à contribution du secteur minier.

ACP/ Kayu