Décès jeudi à Kinshasa de Muissa Camus, un des pionniers de la presse congolaise

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Kinshasa, 20 juin(ACP)- Le nonagénaire Muissa Camus Monga Lihombo a tiré sa révérence, jeudi, à Kinshasa, des suites d’une longue maladie, a annoncé le président de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), Kasonga Tshilunde.

Le défunt fut l’un des derniers pionniers de la presse congolaise pour laquelle il a entamé sa carrière avec des noms célèbres de ce secteur comme son inséparable Jean Jacques Kande, Denis Sakombi, Justin Nzeza et Philippe Kanza.

Il effectue ses premiers pas en 1946 avec son ami Jean Jacques Kande au sein de la rédaction du journal du Collège Saint Joseph de Léopoldville.

Après ses études, il va œuvrer au sein des rédactions des journaux catholiques tels que « Actualités africaines » et « La Croix » et c’est durant cette période qu’il fera connaissance de Joseph Mobutu qui deviendra plus tard Président de la République.

A la prise du pouvoir de ce dernier, il sera incorporé dans l’armée au grade de capitaine et chargé du recrutement des jeunes officiers qui iront suivre la formation dans l’aviation et dans la marine à l’instar du futur général pilote Kikunda Ombala et de l’amiral Liwanga.

Suite à des brouilles avec Mobutu, il quittera l’armée pour reprendre ses premiers amours avec la création du journal sportif « Masano », tiré à plus de 10.000 exemplaires et distribué en Afrique centrale et un autre d’informations générales « La Conscience ».

Ces deux journaux vont ensuite connaître un long passage à vide et à la faveur de la démocratie, Muissa Camus va tenter en vain de relancer le journal « La Conscience » qui finira par mettre la clé sous le paillasson.

Muissa Camus participe activement à tous les congrès visant la réforme de la presse nationale. En 2000, il est membre de cabinet du ministre de l’Information et presse Dominique Sakombi Inongo avec qui, il créé Solidarité Kinshasa (SOLIKIN), un regroupement des natifs de Kinshasa.

Né à Léopoldville (actuellement Kinshasa), en 1930, Muissa Camus est le dernier survivant de 13 lauréats de la première promotion du Collège Saint Joseph gratifiés de diplômes d’humanités modernes en 1949. A cause du poids de l’âge, il vit sa retraite dans sa résidence de Bandalungwa tout en continuant à écrire ses mémoires, signale-t-on. ACP/ Kayu