Des recommandations de la sénatrice Kabamba pour réussir la gratuité de l’enseignement de base en RDC

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 Kinshasa, 02 juillet 2020 (ACP)- La sénatrice Isabelle Kabamba, auteur de la question orale avec débat au ministre d’État à l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST, Willy Bakonga, a fait des recommandations au gouvernement pour réussir le programme de gratuité de l’enseignement de base en RDC.                   

Concluant sa question orale au cours d’une séance plénière du Sénat, et en rapport avec les réponses du ministre d’État aux préoccupations formulées par les sénateurs le 17 juin dernier, la sénatrice Isabelle Kabamba a demandé au gouvernement d’évaluer, à mis parcours, la mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement de base.               

L’oratrice a recommandé au gouvernement de construire des nouvelles écoles dans les provinces pour accueillir les nouveaux élèves et de les équiper notamment avec de matériels adaptés aux élèves vivant avec handicap, tout en recrutant des enseignants pour ce genre d’élèves.

Mme Isabelle Kabamba a également invité le gouvernement à établir un programme pour la mécanisation de toutes les anciennes unités et pour faciliter la paie des enseignants.

En rapport avec l’année scolaire qui ne doit pas être déclarée blanche, la sénatrice a demandé au ministre d’État, ministre de l’EPST de fixer un chronogramme en prolongeant l’année scolaire de deux mois, avant d’exhorter le gouvernement à éviter de rester dans les options mais d’aller plus dans le concret.                 

Pour Mme Kabamba, le programme du gouvernement sur la gratuité de l’enseignement de base doit inclure toutes les catégories d’élèves même ceux vivant avec handicap, au lieu d’aller de déficit en déficit, notamment pour la réhabilitation et la construction des écoles. Car,  selon elle, avec 72.727 salles de classes, le déficit demeure tant pour les salles que pour  des enseignants.

Auparavant, le ministre d’État à l’enseignement primaire, secondaire et technique (EPST) a regroupé en 7 points les préoccupations des sénateurs, à savoir la reprise des cours en rapport avec la pandémie de la COVID-19, le programme de la gratuité de l’enseignement, l’enseignement à distance, la paie des enseignants, la décentralisation de l’enseignement primaire, secondaire et technique.                 

Se fondant sur les 30 jours restant des 180 jours scolaires conformes à la norme, Willy Bakonga a dit qu’il n’y aura pas d’année blanche. Des mesures seront édictées concernant les provinces touchées et non touchées par la pandémie.   

Le ministre d’Etat a réitéré son engagement de prendre en charge  132.631 enseignants, de consolider et pérenniser la gratuité de l’enseignement de base, avant de relever la problématique de la prise en charge des classes surpeuplées.

Il a aussi évoqué l’appui budgétaire de la Banque mondiale de 800 millions de dollars, avant de s’appesantir sur                l’enseignement à distance dont la motivation demeure, selon lui, dans la nécessité d’occuper les enfants pendant la période de la COVID-19.   

Selon le ministre d’Etat, 187 écoles sur 198 sont achevées, dont 119 écoles dans le cadre du programme de 100 jours du Chef de l’État dans son volet de construction des écoles.  ACP/Kayu