La CSC recommande le dialogue social dans le dossier « Marché central de Kinshasa »

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Kinshasa, 04 juillet 2020 (ACP).- La Confédération syndicale du Congo (CSC) recommande le dialogue social avec l’autorité urbaine pour des solutions concertées sur le dossier  «  Marché central de Kinshasa », a déclaré vendredi, à Kinshasa, le président de ce mouvement syndical, Guy Kolela Tshibangu, au cours d’un point de presse.

Selon Guy Kolela,  la CSC qui compose l’Intersyndicale de ce secteur de petit commerce, recommande également à l’autorité urbaine nantie d’une autre vision que celle de la population marchande de ce marché, de privilégier des voies négociées pour l’accalmie populaire durable dans ce marché.

Tout en rappelant que le dossier « Matché central de Kinshasa » se posait déjà  avec acuité avant le confinement de la commune de Gombe, la CSC estime toutefois, qu’il est impérieux  d’interagir  entre autres avec  les syndicats du secteur pour toute fin utile.

Dans ce même point de presse, axé sur les questions d’actualité d’intérêt national, le président de la CSC a également parlé de la nomination des mandataires des entreprises publiques, du dossier relatif aux propositions des lois  Minaku et Sakata, de la réouverture des écoles, instituts supérieurs et universités ainsi que du pouvoir d’achat des travailleurs.

A propos des mandataires des entreprises publiques, la CSC, a-t-il dit, a apprécié la démarche tout en demandant au Chef de l’Etat, garant de la Nation et au gouvernement «  de tenir à l’œil ces mandataires pour qu’ils puissent satisfaire  prioritairement le social des travailleurs  et pouvoir redorer   le blason terni de ces entreprises.

Quant aux propositions des lois Minaku-Sakata, la CSC, a-t-il souligné, « dénonce les manœuvres d’arrière-garde visant à caporaliser  le pouvoir judiciaire ».

Ne pouvant cautionner des lois encourageant l’impunité sous toutes ses formes, a-t-il soutenu, la CSC rejette ces propositions des lois susceptibles de consolider l’impunité et pérenniser le règne des intouchables.

Concernant le dossier de la Caisse nationale de sécurité sociale  des agents publics de l’Etat (CNSSAP), la CSC appuie toutes les propositions soutenues par l’Intersyndicale nationale de l’administration publique (INAP) qui s’oppose à l’investissement de l’argent des agents et fonctionnaires de l’Etat, géré par la CNSSAP dans les bons du Trésor, sans remplir les préalables communiqués à Mme le ministre de la Fonction publique.

Il s’agit notamment de l’engagement du gouvernement pour une indexation des montants à investir, puisque les bons du Trésor sont libellés en francs congolais, représentant ainsi un risque d’échange important, de l’engagement d’une non ingérence dans les décisions de placement qui relèvent du seul comité de placement institué au sein de la CNSSAP dont l’INAP est membre, en vertu de l’autonomie financière reconnue à cet établissement public, mais également de sa technicité.

Il est également question de l’organisation d’une formation en faveur d’un noyau de l’INAP pour permettre aux agents et fonctionnaires de l’Etat de s’imprégner du fonctionnement de ce marché et obtenir des garanties contre les risques de défaut de remboursement de l’Etat ainsi que de l’investissement dans les bons du Trésor qui, selon lui, ne devrait concerner que les excédents financiers futurs et non les placements déjà réalisés et l’attitude devra être laissé au comité de placement dont l’INAP est membre de décider du pourcentage à réserver aux bons du Trésor dans le portefeuille de la CNSSAP lorsque tous les préalables sus évoqués seront remplis.

A cet effet, la CSC souligne que l’INAP doit être consulté et se prononcer sur le choix des membres devant composer les organes de gouvernance de la CNSSAP.  

En ce qui concerne la réouverture des établissements scolaires et universitaires, la CSC a recommandé au gouvernement de prendre des mesures qui s’imposent pour éviter la propagation de la COVID-19, de procéder à la désinfestation des salles des classes des élèves et étudiants ainsi que d’allouer des primes spéciales aux enseignants.

Pour le pouvoir d’achat des travailleurs, la CSC a demandé au gouvernement de prendre des mesures an vue de stabiliser l’économie.

Auparavant, la CSC avait procédé à la désinfestation de son siège national notamment les bureaux, salles des réunions … pour permettre à ses agents de reprendre lundi prochain le travail en respectant les gestes barrières. ACP/Kayu