Le gouvernement Hongkongais promet d’appliquer vigoureusement la loi sur la sécurité nationale

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Kinshasa, 08 juillet 2020 (ACP).- La cheffe de l’exécutif hongkongais, Carrie Lam,  a affirmé, mardi, que son gouvernement appliquerait vigoureusement la nouvelle loi sur la sécurité imposée par Pékin, a-t-on appris des agences internationales de presse. Selon ces sources, Carrie Lam a également mis en garde les militants radicaux contre tout franchissement de la ligne rouge.

A l’en croire, la nouvelle loi chinoise sur la sécurité, qu’elle s’est engagée sera  appliquer vigoureusement, estimant que le texte législatif « n’était pas aussi sombre qu’il y paraît pour Hong Kong ». S’exprimant lors d’une conférence de presse, une semaine après que Pékin a imposé cette loi au territoire semi-autonome, Carrie Lam s’est montrée à la fois rassurante et menaçante, ont ajouté ces mêmes sources.

 « Les conséquences d’une violation de cette loi sont très graves », a souligné la cheffe de l’exécutif en mettant notamment en garde les militants radicaux contre tout franchissement de la ligne rouge. Carrie Lam a cependant nié les allégations selon lesquelles cette loi menacerait les libertés dont jouissent les quelque 7,5 millions de Hongkongais, qualifiant de « sophismes » les commentaires à son sujet.

 « Je suis certaine qu’avec le temps… la confiance sera plus grande à la fois dans « le principe ‘Un pays, deux systèmes’ », censé garantir des libertés et une autonomie inconnues en Chine continentale, ainsi que pour l’avenir de Hong Kong », a-t-elle ajouté. La loi sur la sécurité nationale, imposée le 30 juin par le régime chinois, constitue le tournant le plus radical pour Hong Kong depuis sa rétrocession par le Royaume-Uni à la Chine en 1997.

Jusqu’au dernier moment, Pékin a tenu secret le contenu de cette loi visant à réprimer la subversion, la sécession, le terrorisme et la collusion avec les forces étrangères. Elle se veut une réponse au mouvement de contestation sans précédent depuis 1997 apparu il y a un an. Le chef de la police a également reçu le pouvoir de contrôler et de supprimer toute information en ligne s’il existe des « motifs raisonnables » de penser qu’elle viole la loi sur la sécurité nationale. ACP/Kayu