Les Ongs locales saluent la qualification par le BCNUDH des attaques des ADF des crimes contre l’humanité

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Kinshasa, 09Juillet 2020 (ACP).- Les  Ongs locales des Droits de l’homme de la province  du Nord Kivu ont salué la qualification par le Bureau conjoint des Nations Unies des Droits de l’homme (BCNUDH) des attaques du groupe armé ADF des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre rapporte un document de cette agence onusienne parvenu mercredi à l’ACP.

Ces ongs déplorent que les dites attaques aient fait  plus de 1 000 morts et des dizaines de blessés entre janvier 2019 et janvier 2020 et demandent à la Monusco d’appuyer en logistique des troupes des Fardc  qui se battent au front pour neutraliser ces va-t-en guerre.

Le document indique qu’à la suite de campagnes militaires contre ce groupe armé au Nord-Kivu, en particulier depuis octobre 2019, les combattants des ADF se sont dispersés en petits groupes dont certains ont fui vers d’autres zones, notamment dans le territoire d’Irumu dans la province voisine de l’Ituri, où le nombre et l’intensité des attaques ont considérablement augmenté.

Le même document souligne aussi que, compte tenu de la nature généralisée et systématique des attaques menées contre la population civile, certaines de ces atteintes aux droits de l’homme pourraient constituer des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre.

« Dans la majorité des cas, les moyens et le mode opératoire des attaques indiquent clairement l’intention de ne laisser aucun survivant. Des familles entières ont été achevées à la machette », peut-on lire dans ce document

Selon les enquêtes du BCNUDH du 1er janvier 2019 au 30 juin 2020, 1066 civils ont été tués, 176 blessés et 717 autres enlevés par des combattants des ADF dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.

Des enfants recrutés

Au cours de la même période, note le document, 59 enfants ont été recrutés et une école, sept centres de santé et des dizaines de maisons de civils ont été attaqués et pillés. Ces violences ont provoqué des déplacements massifs des populations entre septembre 2019 et juin 2020.

Par ailleurs, 400 combattants ADF attendent d’être jugés ,note encore le document qui appelle également à la mise en place de programmes crédibles et fiables de désarmement, de démobilisation, de réinsertion et de rapatriement (DDRR) pour encourager les combattants à déposer les armes et à retourner à la vie civile, et aux membres des groupes armés étrangers à rentrer dans leurs pays d’origine. ACP/Kayu