Des organisations des jeunes demandent au Chef de l’Etat de geler l’investiture de Ronsard Malonda

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Kinshasa  11 juillet 2020 (ACP).-  Des organisations  des jeunes et des mouvements citoyens  demandent au Chef de l’Etat de geler l’investiture  de Ronsard Malonda à la tête de la Commission Electorale nationale indépendante (CENI) dans la perspective d’apaiser des tensions observées dans le pays  consécutives à l’entérinement de sa candidature par l’Assemblée nationale.

Dans une déclaration publique dont une copie a été remis vendredi à l’ACP, ces organisations notent qu’il faut  remplir en amont des préalables avant toute désignation à un quelconque poste au bureau ou à la plénière de la Ceni et respecter la procédure  au regard de l’arsenal juridique existant. Il s’agit de la Constitution de la RDC, du Règlement intérieur de la Chambre basse, de la loi organique portant fonctionnement de la centrale électorale. Il y a lieu d’indiquer également qu’avant tout entérinement par la plénière de l’Assemblée nationale, les candidatures doivent faire l’objet d’une étude minutieuse au sein d’une commission ad hoc mise en place pour le besoin de la cause. « Il faudra privilégier la voie du  consensus et du dialogue », conseillent-elles.

Se référant à la situation présente sur terrain, les Ongs des jeunes proposent leurs bons offices auprès des parties concernées par la question avant d’inviter  toutes les confessions religieuses à de nouvelles négociations. Question d’arrondir les angles  et de montrer à la face du monde que les membres des églises sont de véritables pères de la morale. Elles insistent aussi  que les partis politiques  ne se mêlent pas directement à la désignation du président de la CENI qui est une affaire de la Société civile.

Ces organisations rappellent enfin que les élections précédentes de 2006 pilotées par la Commission Electoral Indépendante (CEI) et celles de 2011 et 2018 conduites par la CENI, ont été fortement controversées. Pour ce faire, la tête de Ronsard Malonda, présente aux trois cycles électoraux impliquent une sorte de continuité d’un système  qui ne dit mot. C’est ainsi qu’avant même  qu’il ne prenne fonction, une certaine opinion s’est engagée à manifester dans les rues pour exprimer son ras-le-bol et pense que les élections de 2023 seraient déjà entachées des « fraudes et irrégularités » car Ronsard Malonda serait soupçonné d’appartenir à un camp. ACP/Kayu/CL/KJI