L’ASADHO/Maniema fustige  le rançonnement des populations sur plus de 60 barrières au Maniema

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Kindu,  18 juillet  2020  (ACP),- L’ASADHO/Maniema avait fustigé des rançonnements dont sont victimes des populations au niveau de plus de soixante barrières érigées par des services publics de l’Etat dans les territoires de Kabambare et Kasongo.

Dans un rapport de dix pages adressé au gouverneur de la Province du Maniema, dont copie parvenue à l’ACP, la coordination provinciale de l’ASADHO/Maniema avait révélé que les différentes barrières de péage route et bien d’autres érigées de façon irrégulière sont devenues des lieux privilégiés où se commettent sans la moindre inquiétude extorsions, corruption, tracasseries financières multiformes ainsi que des actes déshumanisants dont la flagellation.

Au terme dudit rapport, dans les territoires  de Kasongo et Kabambare, des éléments des FARDC font payer pour « l’effort de guerre » des sommes allant de 10000 fcs à 25000 fcs et de 1000 fcs à 5000 fcs respectivement aux camionnaires et aux motocyclistes ; des piétons sont tenus de mettre dans le panier 500 fcs alors que des paysans, au retour de leurs champs, y laissaient des produits vivriers divers.

Des éléments de la PCR perçoivent pour «rapport journalier et mensuel » 5000 fcs et 25000 fcs, selon qu’il s’agit d’une moto ou véhicule en provenance des provinces voisines du Sud-Kivu ou de l’ex-Katanga.

Aux agents de la DGM, de l’ANR, des sommes variant entre 10.000 fcs et 30.000 fcs sont payés par des motocyclistes et camionnaires pour « déballage des colis et cargaisons » lorsque des piétons sont tenus de payer 500 fcs pour la même raison.

Toutes ces perceptions n’étant pas soutenues par un quelconque titre, l’ASADHO/Maniema avait invité l’autorité provinciale à mettre fin à ce désordre fiscale ainsi qu’à la paupérisation des communautés déjà meurtries par la présence des milices armées actives dans la contrée, notamment en mettant de l’ordre dans l’opérationnalisation desdites barrières. ACP/CL/KJI/MPK