La Tunisie déploie des militaires à la frontière avec la Libye

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Kinshasa, 19 juillet 2020 (ACP).- Les autorités tunisiennes ont déployé un important dispositif militaire à la frontière avec la Libye, ont indiqué dimanche des agences internationales de presse. Ces sources ont fait savoir que le climat politico-militaire du voisin est loin d‘être des plus rassurants.

L’annonce a été faite samedi, lors de la cérémonie de sortie de la promotion à l’Académie militaire de Fondouk Jedid, dans la ville de Nabeul dans le nord-est par leministre de la Défense. « Des renforts militaires ont été déployés à la frontière avec la Libye en raison de la situation exceptionnelle et dangereuse », a déclaré Imed Hazgui.

Une décision dictée par l’atmosphère qui prévaut actuellement en Libye voisine où des observateurs craint une éruption de violences, mais surtout « une confrontation directe » entre l‘Égypte et la Turquie ».

La première soutenant le maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’est et la deuxième soutenant le gouvernement reconnu par la communauté internationale. Il est donc question pour Tunis de prémunir d’une pénétration massive et incontrôlée d’hommes armés et d’armes dans le territoire national, quitte à troubler la paix des quelque 11,8 millions de Tunisiens.

« La loi autorise l’armée à recourir à tous les moyens pour empêcher les individus de pénétrer les zones frontalières et les zones tampons militaires », a encore déclaré le ministre de la Défense. Non sans rejeter tout lien avec la situation à Tataouine. «

L’institution militaire n’affronte pas les mouvements de contestation, elle se contente d’assurer la protection des installations pétrolières et les stations de pompage, conformément à son rôle, contre tout acte de saccage », a nuancé M. Hazgui. Depuis le 3 juillet, cette ville du sud-est est le théâtre de manifestations de jeunes qui réclament des milliers d’emplois promis par le gouvernement, il y a trois ans, dans le secteur des hydrocarbures.

La tension est montée d’un cran trois jours plus tard lorsque les manifestants avaient fermé l’usine de pompage et bloqué toutes les voies d’accès au site. ACP/Fng/CL/nig