L’accouchement l’une des raisons d’interruption de travail des femmes, selon  la coordonnatrice d’une ONG

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New motherhood is exhilarating – and daunting. Both mother and baby are highly vulnerable in the post-natal period, and midwifery care remains as vital as ever. Bendu, 21, takes her newborn daughter from a midwife at the UNFPA-supported Sinje Health Centre in Liberia.

Kinshasa, 21 juillet 2020(ACP).- La majorité des femmes interrompt souvent leur activité professionnelle de suite de la naissance d’un ou des enfants, a déclaré mardi à Kinshasa, Mme Georgine Makola coordonnatrice de l’ONG « femme Créatrice » dans la commune de Masina et également éducatrice des femmes sur la santé de la reproduction au sein de cette structure.

Selon elle, lorsqu’elle a interrogé les mères qui ont arrêtés de travailler pendant  les périodes des naissances, elles évoquent en premier lieu leur désir de s’occuper du nouveau né, et en second lieu le sentiment  d’abandon de poste.

Mme Makola a souligné que s’il arrivait qu’une analyse de taux d’activités des femmes se fasse selon les critères d’âge et d’interruption, il faudrait prendre en compte des contraintes qui freinent leur engagement dans la vie active ou qui aboutissent à une interruption provisoire ou définitive.

L’engagement professionnel des femmes est conditionné par l’ensemble des conditions de vie

La coordonnatrice de l’ONG « femme Créatrice » a indiqué que l’entrée des femmes sur le marché de l’emploi est devenue une réalité et une nécessité  inéluctable quoi que cette situation les empêche dans certains cas de répondre aux exigences de la vie familiale.

Elle a souligné qu’à cet égard, les femmes actives se déchirent entre les sphères domestique et publique, car, les taches et les responsabilités familiales y jouent un rôle primordial, des nombreuses sorties de la vie professionnelle qui s’effectuent donc après l’âge de 25 ans avec l’arrivée des enfants et souvent 75% des femmes ont une aide ménagère et très peu (25%) n’en disposent pas. Ces derrières sont principalement des agents de bureau, des ouvrières et quelques enseignantes, ce qui les pousse à ne pas interrompre leur travail.

Mme la coordonnatrice a par ailleurs conclu qu’en effet, les femmes qui travaillent à temps plein consacrent moins de temps à leurs enfants cette contrainte les oblige à adopter des arrangements pour assurer l’éducation des enfants si ce ne pas les cas elles abandonnent le travail. ACP/Kayu/May/GGK