Les lois discriminatoires, les attitudes négatives et les stéréotypes freinent la participation politique des femmes

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Kinshasa, 27 Juillet 2020 (ACP) – Les lois discriminatoires, les attitudes négatives et les stéréotypes freinent la participation politique des femmes a déclaré lundi,  Me Pascaline Bosala  avocate au barreau  de Matete au cours d’un entretien avec l’ACP.

Selon Me Bosala, les femmes sont souvent assujetties à des lois discriminatoires et visées par des attitudes négatives et des stéréotypes  qui freinent  ou limitent leur participation politique de plus, elles subissent souvent de l’intimidation   et de la violence lorsqu’elles défendent leurs droits.

 Bien que le  pourcentage des femmes  soit faible dans la vie politique, les leaders politiques féminins, à tous les niveaux, jouent un rôle important  pour faire tomber les obstacles qui nuisent à leur réussite dans tous les domaines de la vie au quotidien et non seulement dans la sphère politique, elles transforment les attitudes  à l’égard de leur rôles au sein de la société et à la maison.

Leur présence au sein du gouvernement se  traduit aussi par une meilleure prise de décision lorsqu’elles participent pleinement à la vie politique et dans le monde des affaires.

La prise des meilleures décisions améliore la qualité  de vie de tous les citoyens, pour elle, les gouvernements tirent également des avantages lorsqu’ils accordent une protection convenable et qu’ils reforment les lois  et les règlements  discriminatoires  qui limitent la participation des femmes sur le marché du travail, en développant des pratiques d’approvisionnement et de gestion du secteur public qui sont adaptées aux employées et aux entreprises appartenant aux femmes. Que les gouvernements encouragent une participation  accrue des femmes à la vie économique pour une croissance économique plus forte.

Les  femmes et les filles doivent faire face à des  nombreux défis

Par ailleurs, les femmes et les filles doivent faire face à de nombreux défis propres à leur genre qui limitent les possibilités économiques et  sociales qui leur sont offertes dans les nombreuses sociétés. Elles  ont un accès limité aux services essentiels, comme l’éducation, et ont moins de possibilités de travailler ou de gagner un bon salaire. Dans des nombreux pays  les femmes sont les plus pauvres en comparaison avec les hommes et les garçons.

 Les femmes et les filles assument le fardeau le plus lourd des tâches non  rémunérées, disposent de moins de biens et de ressources, sont exposées à des taux plus élevés de violence sexuelle et basée sur le genre. Et sont  plus susceptibles  d’être contraintes  à se marier très jeunes, a conclu Mme Bosala.    ACP/Kayu/ODM/Fmb/NKV