Harare menace d’expulser l’ambassadeur des USA de son territoire

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Kinshasa, 29 juillet 2020 (ACP).- Le parti au pouvoir au Zimbabwe, la ZANU-PF, a demandé lundi à l’ambassadeur des Etats-Unis au Zimbabwe, Brian Nichols, de mettre fin aux activités de déstabilisation visant le pays, sous peine d’être expulsé, ont rapporté mardi les médias internationaux.

Les relations entre les Etats-Unis et le Zimbabwe , selon les sources, sont tendues depuis près de deux décennies, principalement en raison du programme de réforme agraire de Harare auquel Washington s’est fermement opposé, l’accusant d’avoir commis des violations des droits de l’Homme dans le cadre de l’exécution de ce programme, une accusation niée par le Zimbabwe.

Les sources indiquent que depuis que les Etats-Unis  ont imposé  au Zimbabwe des sanctions en 2003, les relations entre les deux pays sont restées tendues, Harare accusant maintenant Washington de financer des opposants politiques pour faire tomber de façon inconstitutionnelle le gouvernement du président Emmerson Mnangagwa.

L’avertissement du parti est survenu alors que les groupes d’opposition prévoient d’organiser une manifestation antigouvernementale vendredi, malgré le confinement actuellement en place pour lutter contre le COVID-19.

Le gouvernement zimbabwéen a accusé les Etats-Unis et d’autres détracteurs de son pays d’avoir orchestré cette manifestation.

« Il (M. Nichols) continue à être impliqué dans des actes de sabotage de notre République et s’il persiste à mobiliser et à financer les troubles, à coordonner la violence et à entraîner l’insurrection, nos dirigeants n’hésiteront pas à lui remettre des ordres de marche », a déclaré Patrick Chinamasa, secrétaire d’information par intérim de la ZANU-PF, lors d’un point de presse.

Il a cependant précisé que la réprimande adressée par le parti au diplomate américain n’était pas un affront aux efforts de réengagement actuellement entrepris par le gouvernement.

« Nous continuerons à nous réengager et à nous engager, même avec l’ennemi, plus avec l’ennemi qu’avec nos amis, parce qu’il faut que l’ennemi comprenne que ce qu’il fait n’est pas bien », a indiqué M. Chinamasa. ACP/Fng/May