Le vice-ministre de la Justice  a échangé avec la délégation de 31 députés nationaux invalidés par la Cour constitutionnelle

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Kinshasa ,05 août 2020(ACP).- Le vice-ministre de la Justice, Me  Bernard Takaishe a échangé avec une délégation de 31 députés nationaux invalidés par la Cour constitutionnelle au tour de leurs dossiers, mardi, en son cabinet de travail dans la commune de la Gombe.

Me Bernard Takaishe a rassuré ses interlocuteurs d’être leur porte-parole auprès du Président de la République pour une solution à leur problème.

Il a salué l’attitude de ces 31 députés nationaux invalidés pour avoir levé l’option de recourir au Chef de l’Etat, par le biais du ministre de la Justice, Garde des Sceaux en vue d’une solution à l’amiable entre la RDC et eux-mêmes. « Le dossier est à la fois politique et juridique » a affirmé Me Takaishe, avant de  préciser que les décisions de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours et sont applicables directement.

Les 31 députés invalidés par la Cour constitutionnelle avaient porté plainte contre la RDC à la Commission internationale des Droits de l’Homme à cause de leur invalidation, par la Cour constitutionnelle, au lendemain de la publication des élections législatives et présidentielle de décembre 2018 en RDC.

Le dossier des 31 députés  est « pendant » à la commission Internationale des Droits de l’homme qui doit se  prononcer dans les trois mois, rappelle-t-on.

Examen du dossier «  vente » immeuble SOKIMO

 Le vice-ministre Bernard Takaishe  a reçu également, le même jour, une délégation des élus nationaux originaires de la province de l’Ituri autour de l’affaire de vente de l’immeuble de l’entreprise SOKIMO par la direction générale de cette entreprise publique.

Il a  affirmé  qu’il va s’impliquer  dans le dénouement de cette affaire  en proposant  au Chef de l’Etat sa façon de solutionner le  problème.

Selon le chef de la délégation des élus nationaux de l’Ituri, Fabrice Bandenonga, député national, le directeur général de l’OKIMO veut brader cet immeuble  pour faire face  au litige entre son entreprise et la banque FIBANK. Il a soutenu avoir saisi les ministres du Portefeuille et de la Justice à propos de cette affaire.

Le député national Bandenonga  par ailleurs déploré la publication, la semaine dernière, d’un communiqué de vente de cet immeuble par le conservateur des titres immobiliers de la Lukunga à Kinshasa.

« L’Eta congolais, seul actionnaire de la SOKIMO, peut arrêter cette vente », a estimé le député national Fabrice Bandenonga. ACP/ZNG/KJI