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Kinshasa, 6 août 2020 (ACP).- Le Pr de l’Université protestante au Congo (UPC), Matata Ponyo Mapon, a procédé au lancement du volume 2, numéro 1 de la Revue Congo Challenge sur le programme d’ajustement du Fond Monétaire  International (FMI) et performance en République Démocratique du Congo (RDC), au cours d’une cérémonie organisée jeudi, dans l’enceinte de cette alma mater à Kinshasa.

Selon Matata Ponyo Mapon, l’objectif du présent article était d’examiner dans quelle mesure « la malédiction des programmes d’ajustement du FMI a affecté l’économie congolaise ».

Tout en rappelant   qu’en fin 2012, la RDC n’était plus en programme économique avec le FMI à la suite notamment des tensions inflationnistes survenues au dernier trimestre 2016, il  a fait savoirs que certains décideurs politiques avaient réclamé la reprise d’une coopération formelle avec le FMI.

Cette démarche poursuit-il, a finalement abouti en décembre 2019 lorsque le FMI a annoncé l’accord d’un programme de référence supervisé par son personnel, qui fut accueilli avec satisfaction par la classe politique dirigeante et abondamment commentée dans les médias.

Les différents travaux dans la littérature économique révèlent que les effets des programmes du FMI sur la croissance économique sont mitigés, négatifs, neutres ou positifs. Dans les rares cas où ils sont positifs, ils sont faibles ou statistiquement non significatifs.

Pour le Pr Matata Ponyo Mapon, les meilleures performances économiques en RDC, depuis son indépendance en 1960, ont été réalisées entre 2012 et 2016, une période où le pays n’était justement pas en programme avec le FMI.

Les auteurs de ce papier soutiennent que le problème de fond ne réside pas dans le recours ou dans la réfutation de l’assistance du FMI, mais plutôt dans la capacité des décideurs politiques à instaurer un leadership efficient et une gouvernance de qualité en vue de l’élaboration et de la mise en œuvre des réformes structurelles.

Les spéculations et la réalité du projet de Bukanga Lonzo

Par ailleurs, le Pr. Jean Baptiste Tangoma a dans son intervention, relevé trois raisons pour séparer les spéculations de la réalité du parc Agro-industriel du projet de Bukanga Lonzo.

Il s’agit de l’incidence sur la réduction de la pauvreté et de l’insécurité alimentaire,  la nécessité d’ancrer l’économie à un secteur ayant un potentiel élevé en termes d’effets d’entrainement non seulement sur les ménagers, mais aussi  sur les autres secteurs de l’économie nationale, d’une croissance accélérée de la productivité agricole,  capable  de booster l’industrialisation de l’ensemble de l’économie.

Car, cette dernière non seulement elle facilite le transfert de ressources vers d’autres secteurs, mais favorise également l’accélération de la croissance dans d’autres secteurs par son intégration verticale et horizontale.

En terme d’analyse de sol, sur les 80.000 hectares seuls  53.000 sont arables, a-t-il dit, ajoutant que  même ces 53.000 hectares ne sont pas tous homogènes.

En réalité, il y a quatre types de sols en fonction de la quantité d’argile. Le type de sol «  Constantia » comporte un horizon orthique A, suivi d’un horizon E puis d’un troisième horizon avec un sol apédique jaune-brun.

Le type de sol Fernwood était le deuxième plus répandu et se composait d’un horizon orthique A et d’un horizon E. ACP/ODM/AWA