La rentrée scolaire et la diplomatie en mire d’actualité à la « Une » des journaux parus lundi, 10 août 2020 dans la capitale.

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Agence Congolaise de Presse (ACP) titre à sa « Une » : « La RDC confirme le retrait des troupes zambiennes de son territoire ». La presse officielle cite le ministre de la Défense nationales et anciens combattants, Aimé Ngoy Mukena qui a confirmé ce retrait au cours de la 43ème réunion du Conseil des ministres présidée vendredi, par vidéoconférence par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

« L’armée zambienne s’est complètement retirée des localités de Kalubamba et Kibanga, et les populations autochtones regagnent leurs cités habituelles » a-il souligné, ajoutant qu’un rapport technique comprenant le tracé définitif de la frontière ainsi que le budget global des travaux de démarcation a été endossé par la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).

Au chapitre de la monnaie, la presse publique souligne une accalmie qui s’observe sur le marché de change concrétisée par une légère appréciation du FC. Citant le gouverneur de la Banque centrale du Congo, Déogratias Mutombo Mwana Nyembo qui a été invité vendredi au Conseil des ministres pour exposer sur l’évolution de la récente situation du taux de change qui s’observe ces derniers jours, principalement à Kinshasa, ce dernier a cité quelques mesures comme ayant contribué à cette accalmie, notamment l’application de la politique budgétaire stricte caractérisée par la mise en place d’un dispositif de gestion des finances publiques sur base caisse,  une politique monétaire basée sur la ponction de liquidité via la vente des devises ainsi que la politique de change caractérisée par le paiement des dépenses du trésor en devises étrangères.

Dans son éditorial axé sur la reprise des cours, Forum des As souligne qu’entre deux maux, il faut choisir le moindre. Le quotidien écrit qu’en cette saison sèche, un vent de normalisation souffle sur l’enseignement rd congolais. Ce lundi 10 août devrait marquer, en principe, la reprise des cours pour élèves et étudiants finalistes.

Les partisans du verre à moitié vide objecteront vite qu’il ne s’agit que d’une rentrée partielle. Très partielle même. Ils brandiront même une kyrielle de défis himalayens encore à relever pour que cette reprise incite à de l’optimisme. En particulier, la capacité à observer les mesures anti covid-19 et le challenge consistant à finir le programme en environ un mois seulement.

Cette double inquiétude s’entend. Elle est éminemment légitime. D’une part, on ne voit pas comment les écoles publiques, dont la plupart sont déjà, au départ, dans un état de décrépitude avancée, changeront du tout au tout en une semaine. Au point de gagner, par exemple, le pari de la distanciation physique là où, en temps ordinaires, les salles de classes comme les  amphi sont bondés. D’autre part, prétendre pouvoir boucler tout le programme assorti d’examens de fin d’année en un mois et demi semble tenir du miracle.

Les tenants du verre à moitié plein y iront, en revanche, de leur brin d’optimisme. Antidote au défaitisme en bandoulière, ils entonneront le proverbe logé dans les maximes et pensées du moraliste français Nicolas Chamfort. A savoir « la plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu’elle a « .

De fait, face à l’impératif partagé de ne pas connaitre une année blanche, tout devrait être mis en œuvre pour sauver ce qui peut encore l’être. Etant entendu qu’une  » année sans  » serait catastrophique pour tout le monde. Surtout pour les parents qui seraient victimes de la double peine. Voir leurs enfants reprendre l’année et payer les frais scolaires ou académiques deux fois pour la même classe.

C’est pourquoi, avec un minimum de bonne volonté du côté du Gouvernement ainsi que dans le chef de tous les autres partenaires de l’éducation, il y a lieu de parer au plus pressé sur le front des mesures barrières basiques et de mettre le turbo pour que le gros du programme soit passé en revue. Quitte à envisager des séances de rattrapage l’année prochaine.

Nous voici tout naturellement non pas face à l’alternative du diable, mais en proie à l’équation « entre deux maux« . Réponse en chœur et par cœur suggérée par Aristote: « Il faut choisir le moindre« .