Le Programme Elargi de Vaccination de la RDC évalue à mi-parcours son plan d’action 2020

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Kinshasa, 16 aout 2020 (ACP).- Le Secrétaire général à la Santé, Sylvain Yuma Ramazani a procédé samedi à Kinshasa à la clôture de l’atelier consacré à la revue à mi-parcours du plan d’action 2020 du Programme Elargi de Vaccination (PEV) et à l’élaboration du plan d’action 2021 de ce Programme.

Le Secrétaire général à la Santé a, dans une déclaration faite à la presse, dit que de façon globale  la performance du PEV au premier semestre 2020 est appréciable. En dépit de la situation de pandémie de Covid-19 que connait la RDC, a-t-il  indiqué, le Programme Elargi de Vaccination a fourni de grands efforts pour réaliser ses activités.

Concernant le plan d’action 2020 du PEV, a encore dit Sylvain Yuma, le grand défi à relever est celui de la logistique à cause notamment de l’immensité du pays. La logistique, c’est essentiellement les matériels de la chaine de froid pour une bonne conservation des vaccins.

Il est vrai que la RDC a atteint une couverture de la chaine de froid de 85%, mais pour 1% qui manque, il y a des enfants qui échappent à la vaccination et qui ne sont pas protégés contre plusieurs maladies évitables, a  fait remarquer le Secrétaire général à la Santé. L’autre défi à relever, selon Sylvain Yuma, c’est la disponibilité des vaccins. C’est ainsi qu’il a salué le décaissement au premier semestre 2020 d’une somme de 16 millions de dollars us par le gouvernement congolais, sur instruction du Chef de l’Etat, pour l’achat des vaccins.

Le rapport synthèse de la revue à mi-parcours du plan d’action 2020 du PEV indique que la RDC est parmi les pays d’Afrique ayant un grand nombre d’enfants non vaccinés. Au premier semestre 2020, il y a eu des zones de santé qui ont connu des épidémies de poliovirus dérivé de la souche vaccinale et d’autres qui ont été touchées par les épidémies de rougeole.

Cette période a été surtout marquée par l’épidémie de maladie à coronavirus à partir de mars, perturbant ainsi des activités de vaccination.  Ainsi, sur 114 activités identifiées  et programmées au premier semestre 2020 par le PEV, 35% ont été réalisées, 31% sont en cours de réalisation et 32% n’ont pas été réalisées.

Les causes majeures de la non réalisation des activités du programme élargi vaccination de routine sont  notamment la pandémie de Covid-19 et l’indisponibilité des fonds pour certaines activités. Sur les 105.846.610 usd (cent et cinq millions huit cent quarante-six mille six cent dix dollars américains) prévus pour les activités du PEV du premier semestre 2020, 87.343.018 usd (quatre-vingt-sept mille trois cent quarante-trois mille dix-huit dollars américains) ont été débloqués, soit 83%, grâce à l’appui des partenaires bilatéraux et multilatéraux .

La vaccination de routine concerne les enfants de 0 à 11 mois qui doivent être vaccinés dans les centres de santé et hôpitaux contre les 11 maladies suivantes : la tuberculose, la poliomyélite, la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, l’hépatite B, les infections à hémophilis influenze de type B, les pneumonies, les diarrhées à rotavirus, la rougeole et la fièvre jaune.

Les participants à la revue ont formulé quelques recommandations. Ils recommandent au PEV et à ses partenaires de tenir compte des flambées épidémiques de rougeole et de  rubéole lors des analyses des indicateurs de surveillance. Au Réseau des Parlementaires Congolais en Appui à la Vaccination (REPACAV) présidée par la députée nationale Henriette Wamu, les participants à l’atelier recommandent d’assurer le contrôle de l’utilisation des fonds destinés aux activités de vaccination.

Ils demandent à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) d’organiser un briefing à l’intention des cadres du PEV et des partenaires sur les orientations de la nouvelle décennie pour la vaccination (la vaccination à l’horizon 2030). ACP/CL/May