Le COVID-19 perturbe l’éducation de plus de 70 pour cents des jeunes

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Kinshasa, 17 Aout 2020 (ACP).- L’Organisation internationale du Travail (OIT) estime que la crise née de la pandémie de Covid-19 a causé un effet dévastateur sur l’éducation et la formation des jeunes, à travers une étude dont l’ACP s’est procuré une copie lundi.

 L’étude indique, à ce sujet que, depuis le début de la pandémie, plus de 70% des jeunes, qui étudient ou qui combinent études et travail, sont durement touchés par la fermeture des écoles, des universités et des centres de formation.

 Selon cette étude intitulée « Les jeunes et le Covid-19 : impacts sur les emplois, l’éducation, les droits et le bien-être mental », 65% des jeunes disent avoir moins appris depuis le début de la pandémie en raison du passage de l’enseignement dispensé en salle de classe à l’enseignement en ligne et à distance durant le confinement.

 Aussi, faut-il ajouter que malgré leurs efforts pour poursuivre leurs études ou leur formation, la moitié d’entre eux pensent que la fin de leurs études sera repoussée, et 9% estiment devoir peut-être les abandonner définitivement.

Une situation difficile pour les pays à faible revenu

La situation est encore pire pour les jeunes qui vivent dans les pays à faible revenu, où il ne leur est pas toujours facile d’avoir accès à l’Internet, à des équipements et, parfois, à un espace chez eux pour travailler.

 «La pandémie inflige de multiples chocs aux jeunes. Non seulement elle détruit leurs emplois et leurs perspectives sur cette matière, mais elle compromet aussi leur éducation et leur formation et, au final, à de graves répercussions sur leur bien-être mental», prévient Guy Ryder, Directeur général de l’OIT qui positivement a rassuré : « Face à cette situation, nous ne pouvons pas rester inactifs ».

Tous ces éléments ont pour conséquence, la création d’un large fossé numérique entre régions. En effet, si 65% des jeunes issus des pays à revenu élevé ont pu suivre leurs cours en visioconférence, seuls 18% des jeunes vivant dans les pays à faible revenu ont pu continuer d’étudier en ligne, conclut la source. ACP/ODM/May/MNI