Le Président Félix Tshisekedi tient à la  relance urgente de la MIBA

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Kinshasa, 23 août 2020 (ACP).- Le Président de la République  Félix Antoine  Tshisekedi Tshilombo a insisté, dans sa communication aux ministres lors de la 45ème réunion du Conseil, sur l’urgence à débloquer 5.000.000 USD,  montant arrêté au cours des réunions antérieures du Conseil, pour la relance de la Minière de Bakwanga (MIBA), une société étatique productrice du diamant industriel, basée au Kasaï Oriental.

Dans son compte-rendu, le porte-parole du gouvernement, le ministre d’Etat et ministre de la Communication et médias, Jolino Makelele, a fait savoir que le Chef de l’Etat  a également instruit le ministre du Portefeuille de diligenter un audit sur la Société Anhui-Congo d’Investissement Minier (SACIM), qui exploite le gisement diamantifère de Tshibwe en territoire de Miabi, dans le cadre d’un partenariat à parts égales entre le partenaire chinois et l’Etat congolais.

Tout en déplorant que la MIBA n’ait plus jamais profité des revenus de la SACIM,  le Chef de l’Etat a souligné que le but de cet audit est de dégager les droits et obligations des parties et d’organiser dans le meilleur délai la transformation de cette société en Société anonyme comme cela est prévu dans l’Accord de partenariat entre parties et de la doter d’un Conseil d’administration qui donnera des orientations sur la gestion sociale et va la contrôler.

La MIBA, qui constituait la fierté de toute la Nation, est tombée en faillite suite à la détérioration de ses infrastructures de production et à la mégestion.

En mai 2020, le gouvernement, réuni en Conseil des ministres, sous la direction du Président Félix Tshisekedi, avait décidé de la suspension immédiate du Conseil d’administration et du comité de gestion de la MIBA pour « d’importants dysfonctionnements au titre de la conformité, de la gouvernance et management, de la production et de la gestion financière ».

Le programme de la relance des activités de la Minière de Bakwanga,  la plus grande société de la province du Kasaï Oriental, reste très attendu par les populations de cette contrée. Et surtout que cela aura été une promesse de campagne de Félix Antoine Tshisekedi lors de son passage en décembre 2018.

Le gouvernement enjoint d’organiser les états généraux de la forêt d’ici la fin de l’année 2020

Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi,  a, dans cette même communication, enjoint le gouvernement, au regard des enjeux liés aux changements climatiques et à la lutte contre la pauvreté, d’organiser les états généraux de la forêt avec l’accompagnement des partenaires techniques et financiers.

Ces assemblées, a-t-il souligné, auront pour objet d’examiner et évaluer la mise en œuvre du moratoire pris en 2002 et renchérit en 2005, définir et adopter une nouvelle feuille de route concertée et consensuelle, et lever les options fondamentales susceptibles d’insuffler une nouvelle dynamique dans ce secteur qui, jusqu’à ce jour, n’est  pas assez participatif au budget national.

Le Chef de l’Etat a, à ce propos, instruit le Premier ministre, chef du gouvernement, d’examiner avec les ministères sectoriels, les modalités de convocation de ces états généraux au cours du dernier trimestre de l’année 2020.

Il sied de rappeler que, les données mondiales publiées l’an dernier,  par Global Forest Watch, le projet d’observation par satellites conduit par l’université du Maryland (Etats-Unis), montrent  que la RDC, qui abrite près de la moitié de la forêt africaine, continue à perdre ce capital de biodiversité à un rythme croissant depuis le début du siècle.

En 2018, la RDC a enregistré une réduction de la superficie de ses forêts primaires de 481 000 hectares, confirmant son deuxième rang derrière le Brésil et devant l’Indonésie parmi les pays les plus affectés par le recul des écosystèmes arborés. En quinze ans, la RDC a perdu 6 % de son couvert forestier. ACP/CL/NIG